La juste dose.

 

 

 

 

 

« Tout est poison en toutes choses
Tout est poison, le poison c’est la dose ».
Paroles de Mouss Kelai du groupe Mass Hysteria – Extrait de la chanson “Tout est poison”, sur l’album « Matière Noire ».

 

 

 

Salut à toi, jeune Padawan

 

 

Ça y est, nous sommes de nouveau dans le concret. Oisiveté, plage, coquillages et crustacés ont laissé place au quotidien, à la routine, au stress.

 

Passer avec brio du mode villégiature au rythme du métro-boulot-enfants-sport- … -dodo n’est pas chose aisée, sans compter les heures de sommeil manquantes. Oui je sais tout, mais rassure-toi, je ne suis absolument pas au courant pour le club échangiste. Pas du tout.
Dans notre quotidien, nous sommes en permanence, disais-je, à un niveau de stress moyen, de jour comme de nuit, sans jamais de moment de quiétude, ni sans jamais se faire courser par un animal sauvage au risque de perdre la vie, et c’est là que le bât blesse (pas de se faire tuer, essaie de suivre, ndlr). Car un individu né pour les montagnes russes au quotidien ne connaissant que de timides collines va se créer des maladies chroniques liées à ce stress qui ne part jamais, ou ce surplus de repos devenu toxique.

 

Allez, je m’en vais t’expliquer tout ça, pour que ta rentrée rime avec vitalité et efficacité plutôt qu’avec fatigué et stressé.

 

 

 

 

Du challenge, mais pas trop.

Cette partie s’adresse aux « Shiva », aux personnes qui sont tout le temps à fond sans jamais poser leur séant, et qui malgré tout regrettent que les journées n’aient pas 26 ou 27 heures. « Ah ! Ce serait parfait pour finir les devoirs du petit dernier, préparer la réunion de demain ou ranger le linge qui attend dans la buanderie… ».

 

Mais où est ton moment de repos total, comme le fait le sportif de haut niveau ? Car il a tout compris au fonctionnement humain, lui, il sait comment notre corps fonctionne et il passe par des phases dites de repos méditatif pour améliorer ses performances. Et nous sommes à la base censés faire pareil, tout comme nos amis les animaux sauf que nous avons tout oublié de ce pourquoi nous sommes faits. Nos vies modernes ne sont pas adaptées au rythme biologique du corps humain. Alors il est important de comprendre comment nous fonctionnons pour nous y rapprocher le plus possible.

 

Comme je te l’expliquais en introduction, nous sommes faits pour vivre de courtes périodes de très grand stress, durant lesquelles nous produisons une hormone nommée cortisol. C’est elle qui va nous aider à réagir vite fait bien fait, si par hasard nous nous faisons courser par un sanglier, par exemple. Oui ça sent le vécu. Disons que ça a failli m’arriver quand, visitant la magnifique campagne montagneuse de Corte, en Corse, je me suis retrouvée nez à nez avec un cochon sauvage pendant que j’étais en train de faire pipi. Oui, ton fidèle serviteur fait pipi, nous sommes désormais intimes. Bref, mon cortisol est arrivé de suite, dans la seconde et m’a fait prendre la bonne décision : nul besoin de courir lorsque ton cochon sauvage est occupé à manger des châtaignes. Je me suis donc rhabillée et me suis éloignée avec le plus de douceur et de sang froid possible, et lui, n’en a absolument rien eu à foutre, du haut de ses je ne sais combien de tonnes, lol. S’il avait fallu que je cours à ce somment précis, je n’aurais jamais sprinté aussi vite de toute ma vie, car le stress intense, grâce à la production de cortisol, multiplie nos capacités cognitives et physiques. C’est l’hormone « superman ». Merci dame nature.

 

Cette hormone est faite pour être sécrétée en grande quantité dans un laps de temps relativement court. Or, aujourd’hui, nous en sécrétons des doses homéopathiques et en permanence, nous rendant stressé au quotidien, pour rien (toutes choses étant relatives, ndlr), puisque aucun loup ni sanglier à l’horizon. Plus non plus de « repos du guerrier », ces longues poses réparatrices une fois rentré au bercail, en sécurité. C’est pour cela que certains arrivent au point de non-retour, appelé « burn out ». C’est un épuisement dû au trop de catabolisme causé par la présence permanente de cortisol dans l’organisme, ce qui devient toxique au long terme, puisque nous ne sommes pas faits pour cela, tout simplement. Essayons donc de nous aménager des sas, des soupapes, pour nous rapprocher au plus possible de ce pour quoi nous sommes nés. Apprendre à faire le vide grâce à la méditation, par exemple, ou apprendre à lever le pied, tout simplement.

 

Après une longue session vacances en mode farniente, il est vital de reprendre le rythme le plus doucement et sereinement possible. Si tu te sens éclaté dès les trois premiers jours de reprise, c’est que tu y es allé trop fort, et ce n’est pas bon. L’essentiel est de trouver le bon rythme pour un retour serein. Par exemple si tu as absolument tout lâché cet été, tu peux recommencer par le travail la première semaine, l’alimentation équilibrée la deuxième, le sport la troisième, etc, pour ne pas aller dans l’épuisement ou la démotivation. Si tu sens qu’ajouter une activité par semaine c’est trop, laisse passer une semaine de plus. Écouter son corps permet d’aller plus loin et de faire toute la différence sur la qualité de vie.

 

 

 

 

Du repos, mais pas trop.

Cette partie d’adresse aux personnes épuisées, ou qui se sentent en permanence fatiguées, à celles et ceux pour qui partir une journée faire la tournée des musées à Paris ou une journée de marche en montagne est une épreuve sur un week-end…

 

Le repos est nécessaire. Lors d’un moment de quiétude où nous sommes en paix, le repos du guerrier, une belle lecture sous un olivier un beau dimanche après-midi, le corps produit une hormone appelée ocytocine, pour nous faire entrer en anabolisme. C’est grâce au repos physique ou émotionnel qu’on se répare le corps ou l’esprit, grâce au repos digestif que le corps se nettoie, mais à l’inverse, l’effet est tout aussi pervers que le trop d’activité, car c’est aussi un stress pour l’organisme de trop se reposer.

 

Peut-être l’as tu remarqué lors de vacances prolongées, ou si tu as un jour eu la jambe dans le plâtre : après quelques semaines d’inactivité, le corps et l’esprit deviennent fainéants, voir pire : le moral et les aptitudes baissent. Et pour cause, trop d’anabolisme créé une atrophie du système adaptatif, puisqu’en surproduction d’ocytocine. Il n’est pas rare de constater après un long arrêt maladie par exemple, que les personnes aient du mal, voir peur de sortir de chez eux, ou de reprendre le travail, par exemple. De même qu’il est très facile pour quelqu’un ayant connu plusieurs emplois de chercher un nouveau boulot, quand cela peut devenir une vraie détresse pour celui qui a toujours connu la même entreprise toute sa vie. Ou encore la personne qui a peur de conduire sur autoroute car elle ne la prend jamais. On peut appliquer mille et un exemple à ce phénomène : le manque de challenge encroute le cœur, le corps et l’esprit. Nous ne sommes jamais aussi bons que dans la performance. Après, nous pouvons choisir de petits défis, comme un timide qui se dirait : « Tous les mercredis je parle à la caissière pendant trente secondes ». Cela suffit à aller dans le bon sens. Aux petits challenges les grandes réussites, et se valoriser lors de leurs accomplissements est très important pour progresser.

 

Nous sommes faits pour avoir de grands niveaux de contraintes sur une courte période, puis un retour au repos total. Pas de mi-molle, ou de semaines entières de dodo-frigo-télévision. Récupérer ne veut pas dire comater. Sauf si tu veux te coller des problèmes de santé physiques ou psychiques chroniques.

 

 

 

 

 

 

Tout est poison, le poison c’est la dose. Voilà, tu as les clés pour une reprise en beauté. Il faut un juste milieu, c’est comme tout dans la vie. Donc la règle d’or : si tu as tendance à l’encroûtage, motive-toi et fais-en plus, mais si tu es Shiva, motive-toi et fais-en moins.

 

Et donc pour conclure ce petit article sur les hormones du stress et du repos qui nous font autant de bien que de mal si leur dosage n’est pas adéquat, voici une petite recette de jus toute simple, qui va t’apporter tous les minéraux et toute l’énergie dont tu vas avoir besoin pour cette reprise.

 

 

 

 

 

IMG 0675 scaled - La juste dose.

 

 

 

 

Le jus de la vitalité

 

Nota : Cette recette nécessite un extracteur de jus, appelé aussi « slow juicer ».

 

Pour environ 50 cl de jus.

 

Une botte moyenne de céleri branche
2 pommes
2 pincées de vanille en poudre de Madagascar
½ citron
1 morceau de gingembre de la taille d’un pouce (ou plus si tu es dingue comme moi de gingembre, mais attention : ça pique, gna gna gna !, lol).

 

 

 

 

LA RECETTE

Si le citron ou la pomme ne sont pas bio : on retire la peau.

 

Sur une planche à découper, tailler de petits tronçons de céleri, suffisamment petits pour ne pas saturer la machine car le céleri branche est très filandreux.

 

Couper les pommes en petits morceaux, garder la peau si elles sont bio. Couper le demi citron en morceaux également, ne pas retirer non plus la peau s’il est bio, tu profiteras ainsi de ses huiles essentielles.

 

Passer l’ensemble dans la machine, en alternant pomme, citron et céleri pour ne pas saturer la machine. Verser le jus dans un grand verre, ajouter la vanille en poudre, remuer énergiquement pour bien mélanger le tout, c’est prêt. Le boire à température ambiante, sans glace, et lentement, pour ne pas stresser ton organisme.

 

Ce jus t’apporteras la dinguerie de minéraux, tout en ayant un goût très équilibré pour un jus vert, puisque la pomme apporte le sucre et la vanille le côté gourmand.

 

 

 

 

Voilà, tu vas pouvoir adapter désormais ton rythme quotidien aux besoins de ton organisme et ce de manière définitive, afin de ne plus subir cette vie moderne et profiter de chaque instant qui compte.

 

 

Bisous vitaminés 🍋

 

 

 

 

IMG 5503 scaled - La juste dose.

 

Comments

  1. Danielle
    4 septembre 2020 / 2 h 38

    Sympa le jus anti croutonnage ……..vais essayer, la cach et moi en avons besoin lol

  2. Anthéa
    11 septembre 2020 / 19 h 02

    J’ai la chance de ne pas avoir de contraintes, je peux donc écouter mon corps et mon esprit quand ils me disent: « ça suffit on se repose!… ou… « on s’est assez reposés il faut bouger! » Quand je travaillais c’était plus compliqué, ma super activité me faisait passer pour une super woman et j’aimais ça. À l’époque on appelait ça le stress positif! Jusqu’au jour ou le corps et l’esprit ont dit stop et j’ai fais un burn-out. Merci pour tes conseils car c’est aussi grâce à eux que j’ai appris à m’écouter, ma vie n’en est que plus sereine. Le jus, bien sûr que je vais l’essayer…tu as toujours de bonnes idées pour me donner du peps!

    • 11 septembre 2020 / 20 h 58

      Absolument, il est important de ne faire ni trop ni pas assez. Oui essaie le jus, tu vas te régaler. 😁✌🏻

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.