Le confort rend-il paresseux ?

 

 

 

 

 

« Je vais vous dire un secret : Vous n’avez pas à croire à toutes les pensées qui surgissent dans votre tête».
B. Dave Walters.

 

 

C’est pas le confort qui rend paresseux, mais la peur. Voilà, à la semaine prochaine !

Et arrête de souffler derrière ton écran je te vois petit coquin ; c’est mon plaisir, cette blague récurrente pourrie à la mamie verveine. Je radote mais je m’éclate…

 

– « Et toi mon petit poussin, tu t’éclates ? »

 

Si la réponse est oui tu vas trouver ici des clés pour t’éclater encore plus dans la puissance de “l’éclatitude” (il n’est pas beau ce mot ?), si la réponse est non tu vas trouver les clés pour débloquer le bazar… alors accroche-toi à ton écran, c’est parti mon cui-cui.

 

 

 

 

 

Salut cher Padawan à plumes,

 

La semaine dernière je te donnais entre autres l’exemple des gens nés dans des conditions sociétales défavorables (pays en guerre, en conflit, pays pauvre, enfance difficile…) qui par force de courage et de détermination ont réussi à avoir des vies incroyables. Et à l’inverse des personnes parfois nées avec tout le confort de vie possible mais qui ne font rien pour entretenir cette chance de départ, qui n’entreprennent rien. Ces gens là sont-il paresseux ?

 

Lorsqu’on a rien a perdre rien ne nous empêche d’agir, tandis que lorsqu’on est né dans un confort de vie, même minimal, on réfléchit à 2 fois avant de prendre le risque de perdre le peu de choses que l’on a si difficilement acquises.

C’est pour cela que beaucoup d’entre nous sont comme paralysés, enfermés dans l’inaction alors que pourtant ils ont des projets, des idées.

 

La peur de perdre ce que l’on a, mais aussi la peur d’être jugé, incompris, rejeté, jugé, humilié …

 

 

 

Identifier le pourquoi de son inaction

C’est là qu’intervient le développement personnel. Attention je ne parle pas des vendeurs de bonheur à 2 balles qui fleurissent partout sur internet. Je parle de personnes vraiment compétentes.
En fait le plus dur dans le développement personnel n’est pas de travailler sur soi mais de trouver la personne compétente et compatible avec nous. Car il faut de la compatibilité et de la confiance pour que « ça marche », c’est comme le psy.

 

A propos de psy si tu te demandes si tu dois plutôt faire appel à un psy ou un consultant en développement personnel, c’est très simple il suffit de te poser une seule question : « Est-ce que mon blocage est en rapport avec mon passé ou mon présent ? ».
– Si c’est une inaction en rapport avec un traumatisme, ou qui est en rapport avec des scènes passées de ta vie, que tu as déjà vécu ce fantôme du passé à l’école ou avec tes parents par exemple, il vaudrait mieux commencer par le psy qui t’aideras à comprendre le pourquoi et remettre les choses à leur place.
– Si c’est quelque chose qui te bloque dans l’instant, que tu sens que si tu règles ce truc là tu vas réussir à avancer dans ton projet, que ce blocage t’empêche d’avancer alors c’est bien un consultant en développement personnel qu’il te faut. Un coach comme on dit..

 

Tu l’as peut être vu dans mon « à propos » mais j’ai mis huit ans à ouvrir ce blog, et je te l’ai dit sciemment, car je savais que j’allais aborder ce sujet avec toi ici un jour. Nous y sommes. Huit ans, nom de Zeus il était temps !
Pourtant tu l’as remarqué, j’ai des choses à dire, la bête ne manque pas d’inspiration, d’ailleurs en matière de diarrhée verbale je suis plutôt en haut de l’affiche (merci de ne pas s’essuyer avec).
J’avais l’envie, mais alors qu’est-ce qui m’à empêché de démarrer il y a huit ans ??
Réponse : La peur.
Peur de ne pas être légitime, du jugement des autres et de moi même (oui je me juge, ne me juge pas), après tout qui suis-je pour oser m’exprimer ici ? Et bien justement, elle est là, la légitimité : Dans l’envie.

 

Personne n’est plus compétent que le gars motivé près à déplacer des montagnes, alors de quoi as-tu peur…

 

 

 

Quels en sont les mécanismes ?

La peur est une emmerdeuse de première, elle nous fait tourner en rond avec des scénarios complètement ridicules alors que la plupart du temps elle n’a pas lieu d’être. Plus on attends et plus on est paralysés avec des craintes absurdes. Pourquoi ?

 

Au départ, et je te parle d’un temps que les moins de 2000 ans ne peuvent pas connaître, la peur avait un rôle clé dans notre survie : nous avertir d’un danger. Tu te balades dans la foret, tu croises des piou-pious : t’as pas peur, tu croises un ours : tu stoppes et te fais pipi dessus. Basique, efficace. La peur nous a maintenu en vie pendant des millénaires.
Quand nous n’étions qu’aux niveaux 1, 2 voir même 3 de la pyramide de Maslow ça allait encore, pas de névrose chez « Sapiens 1er du nom »… (Mini résumé pour le cas où : La pyramide de Maslow recense les 5 besoins de l’humain : 1 les besoins physiologiques (manger, dormir, se reproduire…), 2 besoin de sécurité, 3 besoin d’appartenance…).

Tout allait bien dans notre mental, jusqu’à ce que nous décidions de créer une société complexe, avec des notions jusqu’alors inexistantes dans la nature comme l’image, la comparaison, la réputation, le jugement et autres réjouissances modernes qui nous ont plus desservi qu’autre chose.
Le besoin d’estime et de s’accomplir (Les deux derniers besoins de la pyramide de Maslow) sont venus s’ajouter à la panoplie et c’est là que ça a foutu le barouf !

 

Un sacré foutoir en effet, car la fameuse « peur » s’est greffée à tous ces sentiments pas très nobles. A chaque fois que nous ressentons l’un de ces sentiments négatifs nous avons la boule au ventre. Sauf que notre cerveau, destiné à nous protéger, fait avec ce qu’il a pour s’adapter. En effet nous produisions à la base des hormones de la famille des catécholamine (adrénaline, noradrénaline et dopamine) pour réagir en urgence à une situation réelle et sérieuse. Pour reprendre mon exemple : un ours avance vers toi, ton organisme sécrète ces hormones, tu te figes et deviens alerte (ici noradrénaline), prêt à faire face à cette situation d’urgence exceptionnelle.

Or, lorsque tu dois parler en public, par exemple en réunion devant plein de gens que tu ne connais pas ou devant ton patron, c’est cette même hormone que tu sécrètes, même si tu n’es pas face à un ours (« Pourtant mon patron il est au moins aussi poilu… », oui mais ça n’a rien à voir mon petit padawan, essaie de suivre, offre lui du sirop d’érable).
Tu en sécrètes également lorsqu’on te demande de remplir le formulaire B64 te permettant d’accéder au feuillet G72 de ta déclaration d’impôts car tu es stressé, tu n’as jamais rempli ces formulaires, tu as peur de te planter et d’avoir 10% de majoration. Tu en sécrètes également lorsque, bloqué dans les transports en commun, le micro retentit pour t’annoncer 1 heure de retard… Du coup tu comprendras aisément que le stress est une adaptation malheureuse de notre organisme sur des situations aujourd’hui inadéquates. Et c’est là que tu comprends qu’il y a « souci ».

 

Car il faut bien comprendre quelque chose d’important, ces hormones ne sont pas faites pour être sécrétées 30 fois par jour, c’est une hormone faite pour te stresser à l’instant T où tu croises un danger exceptionnel, pour te faire réagir et te sauver la vie.
Dans notre société moderne tout est raison à stress, interprété donc tu l’auras compris comme un « danger » par ton cerveau, qui aura une réponse hormonale.
La sécrétion de catécholamines acidifie ton organisme, ton terrain. Donc un organisme stressé s’acidifie. Et oui, le stress est mauvais pour ta santé mon petit padawan, voilà pourquoi il est utile d’apprendre à se détendre et à désacidifier le terrain.

 

Quand je te disais qu’on était bien mieux à poil dans la forêt … pas de fringue, pas de mode, pas de comparaison, pas de jugement, pas de différence de classe sociale ou d’appartenance, pas de chaussettes roulées en boule dans le soutien gorge ou le slip. Mais je diverge (pourtant je ne l’ai pas dit ! ndlr).

 

 

Pour en revenir à nos moutons, ou plutôt à notre pyramide, il y a un moyen de s’en sortir. Bonjour, je m’appelle Caroline et je suis alcoo… ah non pardon je divague (mais ça je peux le dire, ndlr).

 

 

 

Vivre ses émotions

Pour sortir de notre immobilisme il nous faut affronter nos peurs, nos angoisses. Pour ce faire il nous faut apprendre à vivre pleinement nos émotions plutôt que d’en avoir peur, de les rejeter et se causer au final une nouvelle dose de stress. Car il n’y a rien de plus stressant que la frustration de notre propre inaction.

Stopper le cercle vicieux de l’immobilisme pour entrer en action. Et quand tu commences à être en action, on ne t’arrêtes plus, car ton cerveau primaire à compris qu’il n’y avait pas de danger physique, que ces émotions humaines ne mettaient pas ta vie en péril, certes tu vis le stress mais il ne te paralyses plus… Tu es libéré. (Délivré. C’est parti pour 3 heures de musique dans ta tête. Je t’en prie c’est ma tournée.)

 

Donc tu l’auras compris c’est pas le confort qui nous rend paresseux, c’est la peur. Et c’est pas paresseux qu’on est, c’est immobile, figé, bloqué. La peur nous rend immobile : Si tu réfléchis à comment ça marche dans la nature, ça fait sens.

 

 

Mais il y a une bonne nouvelle : de la conscience de nos peurs, de l’affrontement de celles-ci naît une qualité ultime en nous : Le courage.

 

 

Tu as l’envie mais t’es bloqué ? Vis tes peurs, visualise toi dans la pire des situations, dédramatise et bouge-toi. Tu as toujours rêvé de participer à un stage de delta plane mais ta plus grande peur serait de perdre ton pantalon en plein vol ? Visualise cette situation cocasse et tu te rendras compte qu’elle n’est pas si dramatique, si tu as mis un slip. Et puis mets une ceinture. Y’a pas de quoi.

« Juste fais-le » comme dirait le copain vendeur de baskets d’outre-atlantique (on aime la culture pointue sur ce blog, ndlr).

 

 

 

Juste fais-le !

Au final qu’y a-t-il de si grave pour t’empêcher de vivre ta vie ? Certainement pas le jugement d’autrui en tout cas. Ça mon petit poussin, on s’en tamponne le coquillard avec la plus grande arrogance.

 

Autrui c’est les autres, les autres c’est pas ta vie. Ta vie est la chose la plus précieuse, tu n’en as qu’une on n’est pas à Mario Kart, alors utilise-là à bon escient.

 

Je laisse le mot de la fin au grand Nelson Mandela, histoire de remonter le niveau :

« J’ai appris que le courage n’est pas l’absence de peur mais la capacité à la vaincre ». Nelson Mandela.

 

 

 

 

Crois en toi, tu es la clé,

Salutations héroïques.

 

 

IMG 2429 - Le confort rend-il paresseux ?

Eastern market, Detroit, Michigan, USA.

Comments

  1. danielle shifman
    1 Juin 2018 / 2 h 13

    comme d’habitude, je trouve ce blog si inspirant ….. je pense tt de meme que le confort peut etre un demotuvateur ….. peur de perdre …… ce que l’on a aqcuis peut etre cherement ….. Nus en avions discute lors de ton passage, en France aussi difficile de se lancer ,on se fait rogner les ailes tres vite …….

    est ce que le vendeur de baskets outre atlantique est alex ????????

    • 2 Juin 2018 / 11 h 41

      Ah ah ça aurait pu, j’attends le motto d’Alex pour le citer dans un prochain article où je parle de baskets lol.

      Si je devais en créer un pour une marque de sneakers à Detroit ça serait : “Just mitten it”, double sens un peu cochon c’est tout moi 😂 tu penses qu’ils pourraient comprendre les américains ou ils sont trop sérieux ?

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