Prendre soin de ton intestin, c’est prendre soin de toi et bien au delà.

 

 

« Prends soin de ton corps pour que ton âme ait envie de l’habiter. »
Proverbe Chinois.

 

TON INTESTIN EST LA CLÉ DE TA SANTÉ.

 

Salut toi, alors as-tu fait tes petites courses en mode alimentation anti-inflammatoire ?
Te connaissant j’imagine que tout ce que tu as retenu de l’article de la semaine dernière, c’est le petit topo sur le gingembre mais tu sais quoi, c’est déjà un bon début.
Sans le savoir tu as donc déjà commencé à prendre soin de toi et de ton intestin, car oui le gingembre c’est pas que pour les galipettes c’est aussi excellent pour l’intestin, on le verra plus bas (dans l’article, reste concentré s’il te plait sinon je ne vais pas y arriver !).

Notre l’intestin est notre deuxième cerveau, c’est notre pilier santé, il envoie tout un tas de message cruciaux à notre cerveau et est responsable de la production de certaines hormones absolument capitales. Autrement dit, tu y arriveras mieux dans la vie si tu es neuneu avec un intestin en bonne santé que l’inverse, car le mec le plus intelligent du monde, si ses intestins sont fatigués, il ne sécrètera pas les bonnes hormones qui vont bien et n’arrivera pas à raisonner intellectuellement et émotionnellement mieux que JC Vandamme. Ou presque, faut pas déconner.

Mais c’est pas tout : 85% de la sérotonine est produite par nos intestins par exemple, or la sérotonine est un messager chimique du système nerveux central impliqué dans plusieurs fonctions physiologiques comme le sommeil, l’agressivité, les comportements alimentaires et sexuels, ainsi que dans la dépression. Elle est le baromètre de notre moral, quand son taux est élevé nous sommes de bonne humeur, quand il est bas nous sommes déprimés.

Tu l’as deviné : D. Trump et Kim Jong Un ont des intestins en bien mauvais état. (ba dum tsss !)

Est-ce qu’il te faut un dessin pour comprendre que ton moral, ton bonheur et ta libido ont fort à faire avec la santé de tes intestins ? Souvent il est plus pertinent de s’intéresser au terrain plutôt qu’aux symptômes, alors revenons à la source en mode Huggy les bons tuyaux…

 

Comment prendre soin de ses intestins ?
En prenant soin de ta flore intestinale mon petit.

 

La flore intestinale joue un rôle essentiel dans l’organisme (20 balles que tu as d’abord lu orgasme. Nan ? moi non plus.) mais c’est une balance fragile entre bonnes et mauvaises bactéries, et ça peut basculer « pouf ! » comme ça d’un coup.
Les bonnes bactéries intestinales jouent trois rôles principaux dans le corps humain :
Elles bloquent le passage aux substances étrangères (pathogènes, toxines, allergènes), ce qui diminue le risque d’infection et de maladie.
Elles aident à la digestion des aliments en les transformant et en produisant de nouvelles molécules (vitamines, enzymes, acides gras à chaîne courte).
Elles protègent le tube digestif et l’organisme contre l’implantation et la multiplication de bactéries potentiellement dangereuses, elles participent à la synthèse de certaines vitamines comme la vitamine B5, B8 et B12 et K par exemple.
Elles aident au développement du système immunitaire et de la muqueuse intestinale, ce qui assure une meilleure protection et bien d’autres choses encore mais je vois que tu commences à avoir mal au crâne.

 

Alors c’est quoi qu’on fait concrètement ?
On fait attention à deux-trois petites choses :

 

– Les produits à éviter sont les aliments acidifiants (voir mon article sur l’alimentation anti-inflammatoire) alors je ne vais pas trop revenir dessus, si ce n’est sur le gluten.

 

– C’est à la mode de ne plus manger de gluten mais peu de gens savent vraiment pourquoi une poignée de scientifiques se sont grattés les c… pardon la tête un matin en décrétant que c’était bof.
Si tu n’est pas coeliaque, c’est à dire pour faire simple allergique au gluten, pas de risque d’en manger. A priori. Sauf que dès fois les « à prioris » oublient quelques données, comme par exemple le fait que la plupart de nos céréales contenant du gluten en général et les blés en particulier sont aujourd’hui génétiquement modifiés et ne ressemblent en rien au blé qu’à connu ton grand papa. Le blé moderne un est bulldozer, résistant certes à certaines bactéries ou insectes, bourré de pesticides, mais surtout à teneur en gluten x fois supérieur au blé naturel que les générations précédentes avaient connu jusqu’alors. Pourquoi ? Pour faciliter la panification. Plus c’est collant et plus ça monte (je parle de la pâte petit coquin), plus les brioches et pains sont faciles à fabriquer et ont fière allure en boutique…

Et ce nouveau « Frankenblé » comme je m’évertue à l’appeler, n’est pas bon pour notre intestin qui lui n’a pas été génétiquement modifié pour le supporter. Donc en clair, oui, le gluten moderne est à consommer avec le copain modération si tu ne veux pas que tes intestins deviennent poreux mais kiffent leur life.

 

– Gérer son stress, faire du yoga, éviter les antibiotiques lorsqu’ils ne sont pas absolument nécessaire font partie des essentiels pour en prendre soin (comme son nom l’indique un anti-biotique est littéralement le serial killer de la flore intestinale, mauvaise comme bonne, alors on évite à tout prix l’automédication).

 

– Halte à la viande. En effet les bêtes venant de l’industrie agro-alimentaire sont généralement gavées d’aliments génétiquement modifiés (OGM), anti-biotiques et hormones. Et donc quand tu manges de la viande tu manges ta petite dose d’antibiotique et Cie.

 

– Gaffe au sucre et molo sur les féculents en particulier les pâtes et le pain, qui nourrissent avec un peu trop de générosité les « mauvaises bactéries ».

 

C’est quoi qu’on mange ?? y a-t-il des aliments « poudre de  perlimpinpin » ?

 

(« kiffent leur life » et « perlimpinpin » dans le même article, on y est : elle est en manque de sérotonine !!)

 

– Les probiotiques sont des bonnes bactéries qui procurent des effets bénéfiques à notre système digestif et immunitaire.
Aliments qui en contiennent : choucroute, cornichons, tempeh, spiruline ou autres micro algues, miso (on en reparle plus bas), kéfir de fruits (boisson fermentée avec des grains de kéfir, appelée aussi parfois kéfir d’eau), kombucha (genre de thé fermenté) …

 

– Les produits lacto-fermentés comme le kéfir de fruits par exemple sont excellents, remplis d’enzymes et de bactéries bénéfiques pour notre flore intestinale.
Mais alors attention ça va être technique : un produit lacto-fermenté n’a rien à avoir avec un produit laitier.

Le produit laitier, pour reprendre l’expression du professeur H. Joyeux « est à consommer la veille du départ dans l’au delà » (traduction pour ceux qui s’endorment au fond de la salle près du radiateur : c’est pas bon, c’est caca !! 💩 ).
Il est acidifiant pour notre organisme notamment car on ne produit plus assez, pour la plupart d’entre nous, de lactase pour le digérer à l’âge adulte. En effet, le seul lait dont on a besoin c’est celui de maman jusqu’au sevrage. Aucune autre espèce animale sur Terre a ce comportement absurde de piquer le lait des autres, avec toutes les hormones et facteurs de croissance propre à l’espèce qu’ils contient. Sauf si tu veux une énorme prostate de veau pour te faire un petit cancer, ou un diabète de type II par exemple, là d’accord.
Donc à consommer avec le copain modération.

Pour en revenir à la définition de la lacto-fermentation, voici la plus simple que j’ai trouvé, petit emprunt à notre ami Wikipédia car je suis d’accord avec lui et il va être plus clair et plus concis que je ne l’aurais été :
« La fermentation lactique, ou lacto-fermentation, est un mode de fermentation (production d’énergie anaérobie) qui, en présence de glucides et de bactéries spécifiques (les ferments lactiques), induit la formation d’acide lactique. La production d’acide lactique provoque une acidification du milieu, qui permet l’élimination d’autres bactéries, éventuellement pathogènes. Elle est donc utilisée pour la conservation des aliments. La fermentation lactique produite par des bactéries dans les aliments, est à distinguer de la production anaérobie d’acide lactique par le muscle au cours d’un effort intense. » (source : Wikipédia).
Voilà. Le kéfir de fruits (ou d’eau selon son appellation) est à consommer régulièrement pour faire le plein de bonnes bactéries (et la recette ? Elle est ici mon petit padawan !).

 

– Le miso. (C’est quoi ça encore ?) C’est une pâte fermentée à partir de haricots de soja, cette fermentation produit des enzymes qui augmentent la biodisponibilité des éléments nutritifs.
Les aliments fermentés comme le miso contiennent aussi des probiotiques. L’acheter bio, et non pasteurisé.

 

– La cannelle. Les propriétés antiseptiques et anti-infectieuses de la cannelle s’accompagnent d’une protection et d’une modification positive de la flore intestinale. La cannelle calme les crampes gastro-intestinales, combat les ballonnements et les flatulences, et soigne les diarrhées. Pas glamour j’en conviens mais bon à savoir.

 

Et sinon les 4 petits derniers dont on a parlé également dans mon topo sur l’alimentation anti-inflammatoire :

 

– L’ail (toujours pas mal !). Anti-biotique naturel et anti-inflammatoire. Il est aussi un grand copain de l’intestin.

 

-Le citron. Il booste le système immunitaire et est un excellent compagnon de l’intestin. Le jus de citron aide la digestion en facilitant l’élimination des toxines dans le tube digestif, diminuer les problèmes de digestion comme les brûlures d’estomac, les rots et les ballonnements.

 

-Le persil. Il traite les troubles intestinaux et a un effet antiparasitaire. Utile en cas de ballonnements, d’indigestions, de constipation.

 

– Le gingembre. Oui encore. Il est bon pour la digestion et lutte contre spasme et troubles gastriques en tout genre.

 

 

Voilà le résumé le plus court et succin qu’il m’était possible de faire avec mon petit cerveau qui fourmille dans tous les sens, mais bientôt (quand on me l’aura rendu) tu auras un petit résumé d’un livre que j’ai adoré et que je te conseille : « Le charme discret de l’intestin » de Giulia Enders, pour en apprendre encore un peu plus sur cet organe clé. Il est top, d’ailleurs je te le recommande !

 

 

La semaine prochaine on va quitter la tuyauterie et voyager un peu, maintenant qu’on a la patate (et pas la frite !).

Bisous A.C.E. 😉

 

IMG 1533 - Prendre soin de ton intestin, c'est prendre soin de toi et bien au delà.

 

Comments

  1. Anthéa
    25 Janvier 2018 / 19 h 31

    Trop bien l’article. Ça donne envie de s’occuper de sa tuyauterie. Tu as l’art de parler de choses sérieuses avec beaucoup d’humour cela change des documentations techniques barbantes. Vivement le prochain article.

    • 25 Janvier 2018 / 20 h 46

      Merci pour le retour, ça fait chaud au coeur ! ❤️

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