Un été au jardin… ou presque.

 

 

 

 

“Planter un jardin, c’est croire en demain”.

Audrey Hepburn.

 

 

 

 

 

Salut à toi, jeune Padawan

 

 

Pour rebondir sur l’article de la semaine dernière, nous allons parler jardinage. Mais pas n’importe quel jardinage : la culture urbaine en pot.

 

Je te préviens, il va falloir faire preuve de patience aujourd’hui car non seulement je suis en forme, mais en plus j’ai des chansons de toutes générations, de tous bords et toutes références qui me sont venues en tête, alors prends un doliprane et bienvenue dans mon jardin, ou presque.

 

J’entends régulièrement, ici et là : “ah si … (j’étais riche, Diguedadedadedadededaille – Adieu la charette … pardon) j’avais un jardin, je bâtirais un vrai potager, montant jusqu’au ciel” (Quoi, tu ne connais pas la chanson d’Ivan Rebroff?!, ndlr). Oui je te comprends, c’est un beau rêve, sauf que tu n’as pas besoin d’avoir un jardin pour avoir un potager.

Tu n’as qu’un rebord de fenêtre ? À toi les fraises, plantes aromatiques, tomates cerises, verveine, … je ne veux plus voir un seul rebord de fenêtre sans jardinière.

Tu n’as qu’un petit balcon ? Allons-y pour la culture de tomates, concombres, courgettes, patates, … Tu peux vraiment t’éclater à faire pousser un mini potager en pots qui saura ravir les abeilles du coin, et donner de belles couleurs à tes assiettes. Donnant-donnant.

Si enfin tu veux aller plus loin, beaucoup de mairies mettent à disposition, contre menu loyer, des lopains de terre pour pouvoir faire son potager … mais là n’est pas le sujet du jour. La culture en pot, on a dit. C’est parti.

 

 

 

IMG 6051 scaled - Un été au jardin... ou presque.

Fleurs de courgettes, pour ceux qui se demandent.

 

Planter en pots et jardinières sur son balcon (ou rebord de fenêtre)

Sur mon balcon, tu le sais déjà, j’ai pas mal de plantations. Toutes, légales, je te rassure, pas de champis qui crient « mangez-moi ! » ici, lol. Tomates coeur de boeuf, noires de crimée, tomates cerises, courgettes, concombres, verveine, fraises, lavande, thym, persil, basilic, citrons, ciboulette, menthe et oignons. Je dirais même que l’an prochain je serais à l’autonomie alimentaire ; c’est une plaisanterie bien sûr, mais en tout cas, mon mini potager m’a fourni tout ce dont j’avais besoin pour mon déjeuner, ainsi que pour mon dîner de ce soir, sans compter l’eau citronnée de cet après midi fournie par « Marcel le Citronnier ». Oui, il s’appelle Marcel, et il a encore 2 beaux citrons, et plein de belles fleurs et de bébés citrons.

 

Franchement ce n’est pas sorcier, cela ne demande ni budget colossal, ni main verte de fou, juste un peu d’organisation, quelques graines et une pointe d’expérience qui vient au fur et à mesure. On part tous de zéro, on apprend de nos erreurs, bref, c’est comme pour tout dans la vie.

 

 

 

IMG 8098 scaled - Un été au jardin... ou presque.

Une belle noire de crimée, bien balèze.

 

 

 

Par exemple pour les tomates, j’ai fait connaissance avec le Missouri pruning. Mais c’est quoi qu’est-ce ? Et bien je m’en vais te le dire : C’est une astuce qui consiste à tailler non pas les gourmands à la base mais genre au milieu (voir le petit croquis) de manière à ce que mes plants, exposés plein sud, qui passent une bonne partie de la journée en plein soleil, puissent améliorer leur photosynthèse et à ce que les petites feuilles puissent faire de l’ombre aux tomates naissantes. Alors que dans les zones où tes tomates ne sont pas en plein soleil, il serait plus efficace de tailler les gourmands à la base. C’est tout un art, le taillage du plant de tomate. Sur mon tout premier plant, je n’ai eu que 3 tomates pour ma première récolte, depuis que je taille bien les gourmands comme expliqué, j’ai 5 à 6 tomates par plant par récolte. Quasi le double. Attention, cela ne marche pas pour toutes les variétés de tomates, il est donc bon de se renseigner au coup par coup, suivant ce que tu as chez toi. Tu me suis ? Je pense que oui.

missouri pruning tomatoes - Un été au jardin... ou presque.

Source : http://www.bigblogofgardening.com/prune-tomato-suckers/

 

 

Un potager sans traitement chimique aucun. Pour cela j’ai planté des capucines au pied de mes courgettes, du basilic au pied des concombres (je ne peux plus l’arrêter, j’ai 12 bébés concombres qui grossissent tellement vite qu’au matin j’ai peur de me retrouver avec un monstroplante. Amis des 80s’, ndlr), j’ai installé un gros pot de fleurs jaunes qui sentent le miel pour que tout ce petit monde se fasse bien polliniser par nos copines les abeilles d’un côté, et de l’autre, j’ai mon citronnier qui attire toute la « bzzosphère ». On peut toujours mieux, plus, mais pour l’instant ce petit havre de paix me convient.

 

Et en plus, il me reste de la place pour prendre l’apéro. Ça tombe bien, il y a aussi des tomates cerises. 🍺

 

Si tu as des petits problèmes dans ta plantation, internet regorge de conseils naturels et économiques par des jardiniers experts qui sont ravis de transmettre leur savoir à la bleusaille (en mode : « moi j’ai planté tomates, tomates ça pousse comme ça », lol, ndlr).

 

Il est agréable aussi de changer d’année en année, en gagnant en expérience, pour s’adapter au mieux suivant ton climat, en comprenant l’exposition, et comment s’adaptent les plants en pot. Et aussi bien sûr, en cultivant ce qui te fait plaisir. Par exemple, je sais de source sûre que les patates poussent très bien en pot ici. Seulement, pour le moment ça ne me fait pas rêver. Alors j’ai choisi de faire des concombres plutôt, et j’en suis ravie. C’est ça aussi le jardinage : faire avec ce que tu as, ce que tu peux, mais aussi avec tes goûts et tes envies. Cependant, pour l’an prochain, je ne dis pas non aux patates douces, et pourquoi pas un plant de butternut. J’ai très envie aussi de faire du curcuma et du gingembre. Nous verrons.

 

 

 

 

Besoin de te vider la tête ? Fais-toi un mini jardin

La jardinothérapie. Oui je me la joue novlangue aujourd’hui, c’est pour attirer le chaland, lol. Aurais-je inventé un concept ? Ma foi, je ne sais pas mais ne compte pas sur moi pour te sortir ma bonne vieille tirade, non, non, non. Bon allons-y mais en version courte, un condensé, je sens que tu n’attends que ça, mais c’est bien parce que c’est toi : Nous sommes faits pour courir tous nus dans les bois, attraper des baies dans les buissons, se gaver par exemple de mûres et framboises en été (aaahhhh, et tu as vu, le petit clin d’oeil à la saisonalité, ndlr). Or un mammifère privé de sa pampa naturelle développe stress et anxiété…

 

Tu veux retrouver un peu de sérénité dans ce monde de dingues ? Sortir, ne serait-ce dix minutes par jour de ton cercle vicieux du métro-boulot-dodo ? Aménage-toi un mini jardin avec les moyens du bord, et tu verras. Quoi ? Eh bien fais-le, et tu verras.

 

Voir ce que tu as planté germer, pousser, devenir une belle plante et te donner des fruits prêts à récolter est une satisfaction et un bien-être dont tu ne pourras plus te passer, encore plus si tu es citadin. Essaie, avant de lever les yeux au ciel, et tu verras, disais-je.

 

Ramener au bureau des fraises de ta jardinière, ou à tes copains des tomates cerises de ton rebord de fenêtre pour l’apéro, tu ne peux pas imaginer la fierté que cela apporte. Bien placée, la fierté, la vraie. C’est un peu comme la médiation : t’occuper de ton plant de tomates t’apaise, te ressource, te vide la tête. Couper les feuilles mortes de tes fraisiers, tailler ton basilic, arroser les bébés poivrons, tout cela est une occupation saine, déstressante, apportant de la sérénité à ton esprit. Un genre de psy, mais gratuit.

 

L’apaisement tu recherches ? Dans les plantes, tu le trouveras.

 

 

 

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Voilà pour ce petit tour dans mon potager en pot. J’espère t’avoir donné envie, peu importe où tu vis, de faire pousser des trucs à manger tout partout. Tu ne comprends la fierté du jardinier que lorsque tu as croqué dans ta première récolte. Crois-moi, la fraise maison à une saveur qu’aucune autre n’aura jamais. Et en plus, tu sais ce que tu as mis dedans, ou plutôt ce que tu n’y as pas mis, bref, je pense que tu as compris.

 

Alors en marche vers un monde plus relax, plus serein, plus naturel, et regardons pousser nos tomates et aromates en buvant une bonne bière.

 

À toi de jouer 🍅

 

 

 

IMG 8138 scaled - Un été au jardin... ou presque.

Récolte d’un petit balcon sans prétention. Pour le soir j’ai eu une grosse tomate (deux fois la taille de celle-ci) de nouveau des tomates cerises balèzes pour l’apéro, un concombre, du basilic et quelques fraises).

 

Comments

  1. Danielle
    16 juillet 2020 / 20 h 08

    Belle petite recolte. Je m’y suis essayee, mais sans trop de succes dans le passe, et pourtant j’en ai besoin, les tomates n’ont pas du tout de gout ici… des fois quelques camparis…

    je viens de trouver des fruits differents tt a l’heure chez trader jo, cerises/prunes, taille des camparis…

    • 16 juillet 2020 / 22 h 35

      Et bien voilà, il n’y a plus qu’à faire ton petit stock de graines de tomates pour les planter au printemps prochain ! 😁✌🏻

  2. Anthéa
    20 juillet 2020 / 9 h 48

    Quelle jolie façon d’aborder le jardinage: jeux de mots et chansonnettes! Yes!… j’adore. Il paraît que les plantes aiment la musique, alors si ça peut faire pousser les tomates plus belles c’est super. C’est une bonne idée de « décorer » les fenêtres, balcons avec du « comestible « , ça joint l’utile à l’agréable. Pour moi aussi le jardinage me fait du bien moralement et physiquement. Tout le monde veut tout, tout de suite, la jardinothérapie (j’aime la novlangue!) nous apprend à être patient, curieux, admiratif, créatif… tout ce qui nous faut pour retrouver sérénité et confiance en soi par le plaisir de voir ce que l’on ait capable faire. Tes photos sont magnifiques!

    • 20 juillet 2020 / 15 h 35

      Vive les jardinières de comestibles ! 😁✌🏻

  3. Sabrina
    20 juillet 2020 / 10 h 35

    Alors là, tu m’inspires! J’ai eu un potager il y a quelques années mais trop peu de succès alors je me suis rabattue sur les plantes aromatiques et les fleurs. Et les fleurs aussi, ça peut se manger (pas toutes, faut se renseigner un peu avant, on n’a pas l’estomac de la vache Marguerite). Tu parles de la capucine dans ton article, c’est délicieux, un fort goût poivré qui va très bien dans les salades et une couleur qui égaierait n’importe quel plat.
    J’aime bien aussi la bourrache, avec ses jolies fleurs indigo. Et mon prochain truc, ce sera d’avoir différents types de menthe (poivrée, citron, gingembre etc.)
    Un jour où tu viendras à Paris, et quand ce sera rouvert, je te propose de faire un tour au Jardin Insolite dans le Parc Floral de Vincennes. C’est un endroit magique, tenu par des passionnés, qui adorent partager leur connaissance des plantes et qui ont des centaines de variétés à tester sur place (pas seulement des fleurs bizarres, je te rassure). Tu repars de là avec des idées pour les 10 ans à venir.

    • 20 juillet 2020 / 15 h 37

      Oh super idée ! On se planifie ça 😁 Oui les capucines c’est bon dans les salades, en plus de faire fuir les nuisibles ✌🏻

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