L’appel de Londres.

 

 

 

 

« Punk rock est juste un autre mot pour liberté ».

Patti Smith.

 

 

 

 

Salut à toi, jeune Padawan

 

 

J’espère que tu es prêt à te dandiner et chanter à tue-tête, car ça va danser dans les casbahs en ce jeudi pluvieux. Pluvieux, sombre, gris, certes, mais heureux, puisque nous allons parler musique.

 

Le mouvement Punk, ça te parle ? Oeuf corse, mais d’abord, petite anecdote : Sais-tu que ce mot a été utilisé pour la première fois dans les années 60 par le critique de rock Lester Bangs pour qualifier la musique des MC5 (Motor City Five) de Detroit ? Et oui, il s’en est passé des choses dans cette formidable ville, fief de ton fidèle serviteur, n’est-ce-pas ? Ceci était pour la petite anecdote, car lorsqu’on parle de Punk, il est question de Londres (mais pas que, certes, ndlr), dans la période 1976-1980. Quatre ans auront suffi pour marquer l’Histoire musicale avec un grand « H », cela vaut donc la peine de s’y intéresser.

 

Les Sex Pistols et leur mythique « God save the Queen », Ramones, The Saints, The Clash, The damned, … et bien sûr que si je te dis « The Misfits », tu me réponds : « You don’t go in the bathroom with me! ». C’est vraiment de la super musique à écouter, désinvolte, impertinente, rythmée, qui appelle à la danse (et au pogo, ndlr), les paroles sont pour la plupart très engagées, mais qui pourrait reprocher à un artiste de porter ses opinions (alerte esprit binaire : on n’est pas obligé d’être d’accord avec tout ce qu’on écoute, ndlr), bref, de la musique qui envoie dans tous les sens, et nom de Zeus comme on a besoin de jeunesse, de se défouler et de se bouger le croupion en cette époque triste, insipide et grisonnante.

 

Aujourd’hui, nous allons aborder d’un des albums les plus grand public du mouvement Punk : London Calling, des Clash. Des plus grands aux plus petits, tout le monde aime les Clash, c’est comme avec le chocolat, sauf que tu n’as même pas besoin d’avoir de bras.

 

C’est parti, ouistiti, on va se bouger la crête, j’ai dit.

 

 

 

 

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The Clash : London Calling.

The Clash est un groupe Punk Londonien qui a été en activité pendant 10 ans, de 1976 à 1986. Même s’il y a eu pas mal de changements dans le groupe avec les années, quatre membres ont cependant été emblématiques : Joe Strummer et Mick Jones, tous deux au couple guitare-chant, Topper Headon à la batterie et Paul simonon à la basse.

Sais-tu que les Clash ont joué en première partie des Sex Pistols ? C’était en juillet 1976, à Sheffield, Yorkshire, Angleterre.

 

Comment savoir si tel ou tel opus est de la bonne musique ou non ? Et bien c’est comme pour le classique : Cet album à presque 42 ans et le son est toujours aussi agréable à écouter, pas besoin de dissertation. Un son qui ne vieillit pas est un bon son. Point. Après tu aimes ou tu n’aimes pas, ton style ou pas, c’est une autre histoire.

 

À l’attention des puristes : Tu vas me dire, oui, mais cet album n’est pas punk et en plus ce n’est pas le plus connu des Clash. Je te répondrais, oui mais non, ou plutôt, non mais oui. Pour ceux qui ne connaissent pas le punk, c’est un album de très bonne qualité qui permet justement de venir au Punk. Car si tu veux qu’un néophyte vienne un jour faire des pogos avec nous sur du Sex Pistols en roulant les « r » pour imiter l’accent irlandais, je pense qu’il faut d’abord ouvrir une porte avec un album punk/rock plus grand public, avec ses sonorités familières telles que reggae, jazz, et rockabilly, puis plus tard, nous parleront Punk, et du lourd, compte sur moi.

 

Bref, comme d’habitude ici, il n’est pas question de biographie, ni du groupe ni de l’album cité, juste quelques mots pour te donner envie de faire ta révolution rock dans ton salon. Si tu souhaites en savoir plus sur l’histoire du groupe, tu peux aller faire un tour ici, et sur cet album en particulier, tu peux aller voir ici.

 

 

 

 

London Calling est le troisième opus des clash sur six albums, et celui qui leur a permis une transition réussie du Punk brut vers un plus large public, notamment aux USA. Se séparant de leur premier manager, c’en est désormais fini du son de Camden Town. Avec Joe Strummer à l’écriture, et Mick Jones à la composition et arrangements, ils enregistrent les 19 morceaux de cet album à Westminster, en plein centre de Londres. Même si cet album n’est pas du tout le plus connu (voir deux petites références à la fin de cet article, ndlr), il mérite vraiment qu’on en parle tant les styles, rythmes et thèmes abordés sont différents, et tant le tout est, me semble-t-il, réussi et harmonieux. Voici mes chansons préférées ou notables ci-après, même si tu peux aussi choisir d’écouter l’album dans l’ordre ici, car de mon avis c’est vraiment à faire, surtout pour une première écoute.

 

La chanson maîtresse et éponyme de cet opus, London Calling, ouvre l’album avec des paroles engagées sur la situation politique de l’époque. Paroles lourdes de sens sur une musique tellement bien trouvée que beaucoup d’entre nous la fredonne encore régulièrement, même aujourd’hui. Dans le style chanson engagée, on retrouve aussi Clampdown, incontournable, ou Death or Glory, qui dit beaucoup de vérités sur les majors et l’industrie musicale.

 

La deuxième chanson, Brand New Cadillac, est une reprise de Vince Taylor que le groupe a décidé de poser sur l’album en espérant soutenir leur ami avec les royalties générés – du bon vieux rock n’roll, old School. Chanson pour se dandiner, tout comme Wrong ‘Em Boyo, inspirée du groupe jamaïcain The Rulers.

 

Hateful, petite chanson très sympa – bon, ça parle de dealer, mais après tout, si on commence à faire un exposé sur chaque chanson on n’a pas fini, lol. J’aime, donc.

 

L’album s’achève par une oeuvre cachée, Train in vain, ajoutée au denier moment sur l’album alors que la pochette avait déjà été éditée, et c’est une de mes chansons préférées de cet opus. Une chanson d’amour très chou avec une référence à la célèbre chanson « Stand By Me » de Ben E. King. En gros, sa nana l’a quitté et les paroles sont très touchantes, mais pas romantiques, bref, va voir par toi-même si je ne me suis pas fait compris, lol.

 

 

 

 

Voilà pour cet album, même si je parie que tu n’as pas connu les Clash par celui-ci, mais plutôt avec « Combat Rock », par exemple. À ce propos, si un jour tu n’as pas le moral, fais-moi confiance et donne-toi une chance de retrouver le sourire en trois secondes grâce à cette petite chanson thérapeutique, issue justement de l’avant dernier album des Clash, Combat rock. Effet sur ton moral garanti ou remboursé.

 

Et puis si tu te demandes un lundi matin si tu dois aller bosser, ou ce que tu dois faire de ta vie, écoute donc ceci. Ok, je sors.

 

 

Bisous Punk, no future. ☠️

 

 

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Comments

  1. Danielle
    10 septembre 2021 / 3 h 46

    Je ne savais pas que punk designait la musique de MC5 …. la honte ……. merci de m’eclairer…

  2. 10 septembre 2021 / 14 h 46

    Avec plaisir de te faire découvrir une anecdote sur Detroit ! 😁✌️

  3. Anthéa
    13 septembre 2021 / 11 h 45

    Le fait de présenter « The Clash », pour l’initiation au Punk des non initiés, est une bonne idée pour familiariser mes oreilles avec ses sons particuliers. Ensuite, j’ai écouté les « Sex Pistols » et effectivement çà déménage! Je n’ai plus le souffle pour danser le pogo mais je respecte cette musique qui plaît à tant de monde.

    Moi aussi j’ai bien aimé le titre « Train in vain » ainsi que tes deux liens vers l’album « Combat rock »: « Rock the Casbah » et le fameux titre « Should I Stay or Should I Go » qui est un des seuls titre dont je me souviens (je viens de voir que cette chanson avait été écrite en 1981!). Grâce à toi j’en ai découvert d’autres… et j’aime!

    Je connaissais mal le mouvement Punk et cet article complète ma culture musicale. Je vais me coucher ce soir plus riche que je ne me suis levée ce matin grâce à ton blog qui m’apprend encore des choses intéressantes.

    • 13 septembre 2021 / 14 h 38

      Contente de voir que les articles musicaux plaisent. Alors on continue ! 😁✌️

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