Le bénéfice-risque.

 

 

 

 

« La peur n’évite pas le danger, le courage non plus. Mais la peur rend faible, et le courage rend fort. »
Misha Defonseca

 

 

 

 

 

Salut à toi, jeune Padawan

 

 

On va parler de courage aujourd’hui. Du courage de parler, de celui de ses opinions, du courage d’ouvrir les yeux, de celui de l’inconfort, du courage de prendre le risque d’être montré du doigt, d’être face aux jugements de cette société dite « moderne » qui étiquette ceux qui se posent des questions, du courage face à ceux qui invectivent celui qui n’aurait pas le droit de penser car il ne fait pas partie de l’élite.

 

Tu n’as pas voix au chapitre petit français, tu es trop bête. Pas de bras, pas de chocolat, or « chercher à comprendre, c’est commencer à désobéir » (Jean-Michel Wyl, ndlr). Tiens, ceci expliquerait peut-être cela.

 

Nous sommes de plus en plus à nous dire que quelque chose ne va pas, tellement nombreux à se poser des questions depuis neuf mois, qu’il est grand temps d’accoucher.

 

 

 

 

Où est le bon sens ?

« Imaginez un vaccin tellement sûr que vous devrez être menacé pour le prendre, contre une maladie si mortelle que vous devrez être testé pour savoir si vous l’avez. »

Pr Denis Rancourt.

 

L’opinion publique est devenue une religion, un dogme contre lequel personne ne peut plus rien dire. La France est aujourd’hui reléguée à la 34e place du classement RSF de la liberté de la presse (Reporters Sans Frontières, ndlr), derrière l’Uruguay, le Ghana et la Slovaquie. Tant pis, il nous reste le bon sens (et le pinard).

 

S’il y avait une vraie raison, si ebola était en France depuis janvier, penses-tu qu’une seule personne remettrait en cause une quelconque mesure d’hygiène ou de sécurité, du plus neuneu au plus intelligent ? Si nous n’avions pas pris toutes ces mesures avant pour protéger les plus faibles d’autres maladies tout aussi contagieuses ou plus mortelles, comme la grippe ou la tuberculose par exemple, n’est-il pas intelligent de se demander pourquoi ? Avons-nous connaissance de la notion de bénéfice-risque de nos jours, ou la peur de mourir nous a tellement paralysé que notre bon sens est tombé aux oubliettes ?

 

Nous sommes entourés de virus, de bactéries et acariens en tout genre depuis l’aube de l’humanité. Notre corps est, lui-même, composé de plus de virus et de bactéries que de cellules humaines. Nous sommes virus, bactéries, acariens, et tutti quanti. Attraper des maladies renforce notre système immunitaire, voilà pourquoi ton gamin est tout le temps malade, il construit son immunité. Et même adultes, nous sommes faits pour échanger nos miasmes entre nous, cela entretient et renforce notre système immunitaire. C’est dame nature qui en a décidé ainsi, et elle a ses raisons que nous ignorons encore aujourd’hui.

 

En ordre de grandeur strictement mathématique, il n’y aura pas eu plus de morts en 2020 que les autres années dites « à épisodes grippaux », et cet épisode n’aura pas été le plus meurtrier de l’histoire des épidémies, ni le deuxième, ni le troisième, ni le quatrième, ni… en fait on se situe entre le neuvième et le onzième. Tous les ans, nos climats font que les maladies respiratoires sont légion en saison froide et/ou humide, et ralentissent grandement en été, puis reprennent en automne. D’ailleurs il n’y aurait plus d’autres maladies saisonnières depuis mars. Les gestes barrières auraient-ils stoppé la gastro, la grippe, mais pas le covid ? (Pointe d’ironie, ndlr).

 

Il y a le raisonnement par l’absurde. J’ai entendu une biologiste canadienne qui disait : « Vous me demandez de porter le masque pour vous protéger, ne voulez-vous pas aussi que je fasse du jogging pour que vous perdiez du poids ? ». Nous sommes en effet chacun responsables de nous prendre en charge personnellement et nous sommes aussi responsables de mettre en équilibre notre système immunitaire après tout, avec une bonne alimentation et de l’activité physique par exemple. Mais s’il était si facile de prendre soin de soi, personne ne serait en surpoids, ne fumerait, ne boirait d’alcool, ne serait en dépression, donc la raison pour laquelle je ne donne pas son nom, tu l’auras compris, cher Padawan, c’est parce que je ne partage pas les visions manichéennes. Et d’ailleurs à l’opposé, on trouve toujours un mouton à cinq pattes si on le veut, comme une personne particulièrement fragile née avec une maladie orpheline. Ainsi, devrions-nous tous nous enfermer dans des tentes anti-uv pour protéger la santé mentale de ceux qui sont intolérants au soleil ? Devrions-nous tous marcher à cloche pied par solidarité envers les amputés ? Une société ne peut pas marcher avec les cas personnels de chacun, malheureusement (sans mauvais jeu de mot, oh ça va hein, c’était pour détendre l’atmosphère, ndlr).

 

Certes, le dilemme est compliqué, mais il y a entre les deux le raisonnement en bon père de famille. Il y aurait tant à faire pour protéger vraiment les personnes fragiles, dans le respect et la dignité de tous. Ceux qui en ont besoin ou le demandent devraient pouvoir accéder à des FFP2 gratuits par exemple. Être raisonnable et respectueux envers tous, sans priver ni les uns ni les autres de leurs libertés, de leur droit de travailler, de vivre dignement, avec les aménagements nécessaires pour les personnes fragiles ou dans la peur.

 

 

 

 

Le dernier grand tabou, c’est la mort

Une société qui sacrifie sa jeunesse, son économie et sa liberté pour la génération qui est en train de partir est une société malade. Je comprends qu’on ait peur de la mort, mais encore faudrait-il qu’il y ait une vie avant celle-ci. La peur de mourir supplante aujourd’hui le désir de vivre, comme si la mort était devenue inacceptable, intolérable, taboue. Malheureusement, j’ai un scoop pour tous les adeptes de la novlangue : la mort est inévitable, pour tous, même pour toi, et souvent bien plus tôt que tu ne l’imagines. Il y a une urgence à vivre.

 

Jacques Lusseyran dans « Et la lumière fut » avait tenté de nous expliquer avec philosophie ce que nous voudrions tous pour nos proches, lorsque nous ne seront plus là : « Chaque fois que tu trouveras quelque part un peu de joie, je serai là… comprends-tu ? Ne jamais pleurer sur moi : ce serait trop bête, et j’ai trop horreur de ce qui rend triste. Promets-moi… de m’aimer, non pas à travers ton souvenir, mais à travers ceux que tu aimeras ». Ceci est également valable pour les vivants. Personne ne devrait être dans la culpabilité de simplement vouloir vivre, en outre, la joie, les rires, le sourire sont autant de facteurs qui augmentent les défenses immunitaires et le moral alors qu’à l’inverse, l’isolement et la peur les diminuent. La mort est la vie, elle est inévitable alors autant honorer notre temps imparti, le sourire aux lèvres et accueillir le moment venu notre mort avec dignité et courage.

 

Donc en gros résumé : on a traumatisé une bonne partie de nos concitoyens, tué nos aïeux dans les ehpad (voir le documentaire de la chaine hautement complotiste France 3, ndlr), on a paralysé l’économie, on a foutu la frousse à des millions de personnes, on en a mis beaucoup à la rue, on nous a tous privé de nos libertés pour… un genre de grippe/bronchite à laquelle 99.95 % des êtres humains guérissent sans souci majeur. C’est beaucoup de sacrifice, si on réfléchit sur le fait qu’on ne sait pas quand sera notre dernier souffle. Demain n’est pas garanti et ce pour personne, fragile ou en pleine santé, vieux ou jeune.

 

C’est mon empathie, mon amour envers mes congénères qui s’exprime. Et je ne parle pas de Josiane ou de Gilbert qui met son masque pendant une heure pour remplir son caddie mais de nos commerçants par exemple. Les voir ainsi affublés dix heures par jour fait mal à ma citoyenneté, pire, à ma conscience, car ce sont eux qui étaient là pour nous tous en première ligne alors qu’à l’époque nous ne savions rien de ce virus. Fidèles au poste, le courage chevillé au corps, ces héros oubliés, gardiens de nos estomacs trop remplis durant ce siège de mars à mai n’ont apparemment pas mérité les honneurs de la république. Et les voilà à nouveau sacrifiés sur l’hôtel de la pensée unique ; pourtant, sans eux, nous ne sommes que des connards aux frigos vides.
Enfin, quid des enfants, des restaurateurs, des artistes, et de tous ceux qui sont maintenant en grande difficulté ? Et toi ? Tu veux que la peur gouverne chacun de tes gestes pendant encore combien de temps ? Et si demain était le dernier jour de ta vie ?

 

Maintenant, que décidons-nous, restons-nous dans l’obéissance de l’absurde ? Pendant encore combien de temps allons-nous rester dans cet état de léthargie, de sidération ? Recentrons-nous, arrêtons de penser avec nos égos et avec notre peur car il s’agit là de nos vies à tous, de notre dignité, de nos libertés, et de celles des générations futures. À tous, du plus jeune au plus âgé, du plus robuste au plus fragile d’entre nous, ayons le courage du bon sens.

 

 

 

 

 

 

Ceci est une bouteille philosophique jetée à la mer de l’espoir qui n’appelle qu’à la réflexion puisque aucun d’entre nous n’a le pouvoir de changer quoi que ce soit. Ce n’est pas non plus la vérité absolue. Dans tout ce que je dis, ce que j’affirme, il y a des querelles de points de vue, de clochers, voir d’églises, des moutons à cinq pattes et des cas personnels, mais il est toujours sain de se poser des questions, d’avoir des avis différents, d’avoir raison, d’avoir tort et personne ne devrait avoir le droit de nous enlever cela.

 

Ce n’est pas en se jugeant les uns les autres, ni en s’empêchant de parler ou en perdant son sang froid qu’on avance dans la vie. C’est en lisant différents points de vue et en confrontant ses idées qu’on peut espérer entrevoir la vérité, sachant qu’il y en a souvent plusieurs. La vision manichéenne est un manque d’intelligence, de recul, et de sagesse. Un danger. D’ailleurs, ce que j’ai appris depuis quelques années que je bois des bières avec des médecins (salut les potos, nldr), c’est que la médecine est tout sauf une science ; la médecine est un art, et notamment l’art de confronter ses opinions.

 

Alors continuons à réfléchir, à entendre nos points de vue dans le respect et l’ouverture, afin de sortir ceux qui sont les plus utiles à notre société de ce triste pas, et d’offrir un monde digne de ce nom aux générations futures.

 

 

Bisous plein d’espoir 🕊

 

 

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Le Mont-Blanc, solide comme un roc, Haute-Savoie, France.

Comments

  1. Danielle
    18 décembre 2020 / 1 h 13

    Et notre macron national, atteint du virus … interessant de savoir comment il sera soigne.

    oui les restaurateurs sont peut etre le plus touches … que ceux qui souhaitent etre vaccines le fassent, et gardons espoir pour un retour peut etre pas a la normale, mais semi normalite, ca serait deja bien.

    • 18 décembre 2020 / 13 h 58

      Oui, que chacun fasse ce qu’il souhaite, la décision de ce vacciner est personnelle. En Suisse il est considéré comme un crime (rapport au procès de Nuremberg) de forcer qui que ce soit à mettre quoi que ce soit dans son corps, sans second degré aucun, lol. Gardons espoir, nous sommes nombreux à vouloir faire preuve de bon sens. 💪🏻😘

  2. Sabrina
    18 décembre 2020 / 7 h 21

    Merci Caro pour cette publication. Il faut des couilles et tu vas probablement t’en prendre plein la bouille! Rime riche, attention, la culture est là! 😉
    La culture, justement, j’ai mal pour elle. Ça fait des mois que j’ai mal à voir l’art vivant qualifié de non-essentiel, avec des mesures coercitives jamais vues dans le monde libre, équivalent pour ses acteurs à une sentence de mort lente et douloureuse. Et silencieuse. Je croyais que c’était ce qu’on combattait, la mort, mais pas pour tout le monde apparemment. Ceux estampillés «non-essentiels», le «monde d’après» semble ravi de s’en passer.
    Je ne suis pas en train de défendre ma paroisse ni de prêcher pour des subventions, je suis moi-même estampillée «essentielle» et je n’ai jamais touché autant de pognon, vu que je bosse presque sans interruption depuis mars, et quand tu sais pour qui je bosse, ça fait rire jaune…
    Je prêche pour la liberté d’expression, pas celle de la télé ni de la presse écrite, qui continuent à fonctionner comme avant, voire mieux. Non, je parle de celle du spectacle vivant, du voyage, de la rencontre réelle qui ne peut être remplacée par une liberté par écran interposé, contrôlée et maitrisable.
    Voir instiller l’idée depuis des mois que cet art vivant et l’art de vivre seraient par essence tellement dangereux qu’ils méritent d’être sacrifiés face à la menace d’une maladie, ça met mon optimisme à rude épreuve.

    • 18 décembre 2020 / 14 h 29

      Du moment que c’est plein la bouille, lol.
      Je te rejoins totalement sur l’art. L’art est la réponse à toutes les questions que peut se poser l’humanité. L’art apaise, sociabilise, fait réfléchir, bouleverse, sait nous faire passer par tous les sentiments possibles et inimaginables et par-dessus tout nous fait grandir émotionnellement, intellectuellement.
      Vive l’impertinence, le pamphlet et la caricature, vive les artistes qui ont le courage en ce moment de choquer l’opinion publique avec quelques chansons piquantes, prises de paroles ou écrits évocateurs … En revanche, j’aimerai juste que nos chers artistes soient plus nombreux à se lever, malgré la pression de leurs paires (ou des futurs subventions), malgré la peur de ne pas plaire à tout le monde. « Il vaut mieux être totalement ridicule que parfaitement ennuyeux » disait Marilyn Monroe, alors à bon entendeur. 💪🏻😘

  3. NeuroManu
    18 décembre 2020 / 14 h 02

    Amen. Et merci.

    • 18 décembre 2020 / 14 h 32

      Mieux vaut déplaire que d’aller contre sa conscience, c’est meilleur pour le karma.
      Dré dans l’pentu ! 😁✌🏻

  4. Anthéa
    20 décembre 2020 / 16 h 03

    Voilà un article bien couillu comme je les aime! Il n’y a aucune raison pour que tu t’en prennes plein la bouille car chacun est libre d’exprimer ses idées. Nous sommes nombreux à penser comme toi et cela ne date pas d’hier:
    – Paul Valéry (1871-1945) « La politique est l’art d’empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde »
    – Jean Paulhan (1884-1968) « Tout ce que je demande aux Politiques, c’est qu’ils se contentent de changer le monde sans changer la vérité »
    – Theodore Roosevelt (1858-1919) « Le politicien qui réussit le mieux est celui qui dit le plus souvent et de la voix la plus forte ce que tout le monde pense »
    – Robert Louis Balfour Stevenson (1850-1894) « La politique est peut-être la seule profession pour laquelle nulle préparation n’est jugée nécessaire »
    – etc…
    Si nous, citoyens, devons nous comporter en adultes et organiser nous-mêmes notre présent pour profiter au mieux de notre vie qui est courte, le rôle des dirigeants de l’Etat est de prévoir l’avenir de la Nation à long terme. La politique politicienne mise en œuvre depuis presque 50 ans, vise les intérêts individuels de ceux en poste. Une gabegie de dépenses, de décisions mal pensées qui pèsent lourd sur notre vie actuelle et pèseront encore plus sur nos enfants durant de très longues années alors que ceux qui ont pris les décisions seront déjà morts depuis longtemps! Je fais partie des séniors et je ne comprends pas que l’on puisse sacrifier la vie de nos générations futures pour protéger la mienne! J’ai mal à mon restaurant, j’ai mal à mon ciné… j’ai mal à ma France!

    • 21 décembre 2020 / 11 h 07

      Nous sommes de plus en plus nombreux, ça va bouger j’en suis sûre 💪🏻

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