Le spleen de la fin de voyage.

 

 

 

 

« Quand à la fin du voyage s’invite la tristesse comme une promesse attendue,
Rien ne t’engage à la suivre, mélancolique.
Laisse ton âme se rappeler l’allégresse des autochtones, leurs visages ténus,
Les paysages, sans en être nostalgique,
Ainsi ton cœur, regonflé de ces souvenirs rocambolesques et de ces aventures,
À ces images en sera dithyrambique. »
Chill by Caro, un jour de départ, mais c’est pour mieux revenir.

 

 

 

Salut jeune vacancier tristounet,

 

C’est ton dernier jour de voyage ? Ça y est tu rentres maison tel E.T avec son petit vélo ? Alors ne garde pas ça pour toi.

 

Parle-en, au portier de ton hôtel ou au serveur dans « ton dernier resto » tel un condamné allant emprunter le couloir fatal, dis leur que c’est ton dernier jour, que tu es triste de partir car tu as eu un coup de foudre pour cet endroit, pour ces gens si chaleureux, pour ce temps magnifique ou que sais-je encore, partage avec les autres.

 

Ils vont tout d’abord être flattés que tu aimes tant leur mentalité, leur pays, leur climat et ensuite ils vont te réconforter, car qui n’a pas déjà été dans cette situation de quitter un lieu qu’on adore par obligation ?

On le connait tous, ce sentiment qui prend aux tripes, ça a commencé à 3 ans quand tu ne voulais pas quitter le bac à sable dans lequel tu avais fait le plus beau des pâtés et je ne parle pas de ton caca mon coquin, mais de ce truc informe que tu appelais un « Château ». Ah cette frustration d’abandonner ton œuvre ( je parle toujours du château de sable ndlr) avec la quasi certitude que demain elle ne sera plus que poussière.

 

Et on en est pas moins triste, adulte, aujourd’hui. On ne veut pas le quitter notre Waikiki Beach, bac à sable pour grands enfants, on n’a pas fait de château de sable mais on y était les rois du monde, tellement on était bien, tellement c’était beau.

 

Mais tu sais quoi ? C’est pas fini mon petit.

 

Premièrement parce que si vraiment tu as « kiffé de ouf » (finalement je préfère la verveine, ça sonne vieille qui essaie de faire jeune là), tu sais que tu y reviendras. Tu vas économiser les petits sous de ton salaire durement gagné de ta vie de grand pour aller de nouveau faire mumuse dans le bac à sable.

 

Deuxièmement, tu as tous tes souvenirs, photos, tant d’anecdotes à raconter à tes proches et ça va être merveilleux de partager ce vécu, ces émotions fantastiques que tu as ressenties, toutes les choses que tu as pu y faire, ou presque…
Evite par exemple de raconter ta cuite au rhum où tu as fini avec ton slip sur la tête à ton patron, je te rappelle qu’au nouvel an de la boîte tout le monde à pu entendre ton a cappella sur « magnolias forever », avec ta cravate de travers en mode François Hollande un jour de G-20, ouais t’es grillé, garde ça pour tes potes plutôt.

 

Alors tu vois, sèche tes larmes, le meilleur est à venir mon poussin, tu as encore tellement de projets, de voyages et de rencontres à faire.

 

 

Et garde en tête que :
« La fin d’un voyage est toujours le début d’une aventure. »
Karim Berrouka.

 

 

Bisous voyageurs.
(et non baladeurs… ça, ce n’est pas de mon ressort petit coquin, ici on ne dresse que les esprits)

 

 

P1000707 - Le spleen de la fin de voyage.Calvi, Corse, France.

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