Super ficiel.

 

 

 

 

 

 

 

« L’estime de soi dépend de la façon dont on prend soin de soi. »
Julia Cameron.

 

 

 

 

 

Salut à toi, jeune Padawan

 

 

A chacun sa façon de prendre soin de soi, mais pour d’aucuns c’est un problème. Faudrait-il alors que les autres se flagellent tout nus avec des orties s’ils aiment bien prendre le temps de se crèmer la couenne ?

 

Pour rebondir sur l’article d’il y a une quinzaine, nous allons revenir dans le temple de la superficialité, a.k.a le monde des produits de beauté. Ce qui n’est pourtant que de petits objets inoffensifs, colorés et/ou qui sentent bon, sont aujourd’hui devenus au regard de notre société moderne l’oeuvre du diable, de Satan, 666 marqué au fer rouge. Ça tombe bien pour moi, je suis métalleuse, mais qu’en est-il si tu es fan de Julien Doré ?

 

Si tu es un homme qui passe du temps dans la salle de bains, tu es un bobo dégénéré, une vilaine, tu n’es pas viril pour un sou, bref : va te cacher. Si tu es une femme, tu es anti-féministe, stupide, une coquille vide, tu devrais avoir honte. Voilà en gros ce qu’on se prend sur le cigare lorsqu’on parle de cosmétiques sur les réseaux sociaux. Hummm ! Les réseaux sociaux, cette poubelle virtuelle qui fouette plus que celle que tu as dans ta cuisine ; là où l’idiot du village a autant de temps de parole que l’érudit, ce qui signifie que le Dalaï Lama a la même visibilité théorique que le gars qui sait faire La Marseillaise en pétant. On part de loin.

 

Alors pour remettre les choses dans leur contexte, il va falloir faire un peu d’histoire dans ce billet. C’est parti, back to « le temps des cavernes », où nous n’avions que deux mots pour nous exprimer : « hou » et « houmf ». Pourtant, j’ai l’impression qu’on se comprenait plus à l’époque… houmf !

 

 

 

Cela ne date pas d’hier

Les modifications corporelles existent depuis l’aube de l’humanité. Les archéologues ont découvert que les premiers peuples se peinturluraient la gueule au moment de cérémonies, rituels, guerres… D’autres tribus, quand à elles, se limaient les canines ou se mettaient des piercings géants (les punks sont des petits joueurs de ce coté là, ndlr), plus tard ils se faisaient des tatouages (et oui le tatouage n’a pas été inventé par le type qui a fondé Harley Davidson, ndlr), un bond dans le temps et on passe aux romains et aux égyptiens, où le soin du corps et le maquillage était des plus communs et des plus appréciés pour ces messieurs-dames, pour arriver à l’aire de Marie-Antoinette et ses potes qui se blanchissaient la face avec des poudres contenant du plomb et autres tenues d’appart des plus pointues, sans oublier les postiches, puis les années 60 avec le trait de liner ou l’oeil charbonneux, enfin les années 80 et ses messieurs qui se laissaient tenter par le crayon noir sous les yeux, le voile de couleur bleu ou rose sur les paupières… Je continue ou on a compris le principe ? Tu veux peut-être qu’on parle de la tribu Mursi et des plateaux qu’ils mettent dans leur lèvre inférieure ? Pensons à ça quand on critique machine qui s’est fait refaire les nichons ou machin qui s’est mis du collagène dans les lèvres. Les modifications corporelles sont légion depuis la nuit des temps de l’humanité.

 

Et oui, on n’a pas attendu d’inventer le smartphone pour se mettre des couleurs sur le visage, des onguents sur le corps, des écarteurs dans les trous d’oreilles, des bâtons dans le nez et se fabriquer des habits ou accessoires. C’est ancré dans nos gènes, pour les hommes comme pour les femmes.

 

 

 

Mille armes, un combat

Que tu aimes te pouponner ou non, cessons de nous juger les uns les autres. « Il se coiffe, elle se maquille, donc il sont superficiels ». Bizarre, car s’apprêter à longtemps été considéré comme étant positif. En effet, il fut un temps où si tu n’étais pas fardé et fanfreluché de la tête au pieds tu passais pour un trou du cul, les temps changent.

 

Je respecte les femmes qui revendiquent le fait d’être poilue comme étant un acte féministe, mais je récuse celles qui disent que s’épiler n’est pas féministe.

Pourquoi ? Mon combat est d’être aussi vulgaire que possible dans mon langage, mais sans poil. Un œuf qui a Tourette, en somme. Je respecte néanmoins les femmes polies, distinguées dans leur langage et ce même si mon combat est de ponctuer toutes mes phrases avec «tête à cul».

Poil ou vulgarité même combat, puisque c’est également une construction sociale d’être polie lorsqu’on est une femme. Capisce ? Même pour les deux au fond qui ont les paupières lourdes ?

 

Respectons-nous, et avançons ensemble, chacun, chacune, main dans la main. Que l’on passe trois heures à se faire beau le matin ou 3 minutes, à poils, à poil, sans poil ou à plumes (raye la mention inutile, ndlr), l’essentiel est d’être en phase avec nous mêmes et de respecter les autres.

 

 

 

S’occuper de soi, pour plus d’harmonie avec soi et les autres

« Prends soin de ton corps pour que ton âme ait envie d’y rester. »
Mahatma Gandhi.

 

Tout est dit, mais je vais en rajouter un peu, tu me connais maintenant. Ce petit rituel quotidien ou bi-quotidien est essentiel pour être en phase avec qui on est. C’est important d’être bien, dans cette société où on est jugés pour nos moindres faits et gestes. Peu importe le temps qu’on met pour nous préparer le matin, c’est notre affaire, et celle de personne d’autre.

 

Prendre soin de soi n’est pas égoïste, au contraire. Être bien dans son corps aide à être bien dans sa tête, et cette condition est essentielle pour à son tour pouvoir être là pour les autres. Souviens-toi ce de qu’il est noté dans les avions : mets d’abord ton masque à oxygène avant d’aider les copains à mettre le leur, car si tu meurs d’asphyxie, tu ne pourras aider personne.

 

Se montrer sous son meilleur jour, c’est aussi avoir une préoccupation de moins, un regain de confiance en plus et donc la tête plus libre à trouver les arguments qui vont convaincre le monde, pour certains. Se faire tout beau tout propre pour se faire embaucher, pour convaincre le banquier ou ta dulcinée que tu es la meilleure affaire, le meilleur employé ou le meilleur gars possible (À remettre dans le bon ordre, ndlr).

 

Et nous ne sommes pas les seuls, nous l’avons juste oublié : Les paons font la roue, les flamants roses dansent, tu te mets de l’after-shave ou du rouge à lèvres. Nous sommes tous pareils, avec nos différences (sujet de bac de philo? lol).

 

Alors on s’en fout de se que fait la voisine ou le voisin, sauf s’il ou elle fait des chaussons aux pommes, là, il faut aller négocier.

 

 

 

 

Tu vois, que tu sois ficiel ou non, c’est super. Houmf !

 

Bisous fardés 💄

 

 

P1000515 - Super ficiel.

Au centre, un nuage qui a mis plus de temps que les autres à rejoindre la mer. Corte, Corse, France.

Comments

  1. danielle shifman
    31 janvier 2020 / 2 h 50

    Je rigole toujours avec ton blog. Comme toi j’ai toujours ete maquillage, surtout pour les yeux, et anti poils. Pour moi aucune connotation dans ce choix. Je prefere, c’est tout. Par contre je reverais de pouvoir me faire tatouer le maquillage yeux, mais j’ai peur … comme ca avoir l’air tt a fait reveillee le matin au saut du lit …….

    • 31 janvier 2020 / 20 h 46

      Je pense que tu as eu raison de ne pas sauter le pas pour le maquillage permanent, trop vu de loupés. mais c’est vrai que ça aurait pu être sympa 😉

  2. Anthéa
    31 janvier 2020 / 18 h 22

    Quel que soit le domaine, il ne faut pas avoir peur de faire les choses telles qu’on a envie de les faire, c’est ainsi que l’on se crée une personnalité. Et, bien sûr, respecter les choix des autres. Même si je n’emploie pas le même langage que toi, cela ne m’empêche pas de bien rire en te lisant.

    • 31 janvier 2020 / 20 h 45

      Bien résumé. Oui ici pas de discussion sans une bonne tranche de rigolade. 😁✌🏻

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