Tu es bien comme tu as.

 

 

 

 

 

 

« Le bonheur, c’est de continuer à désirer ce que l’on possède ».
Augustin d’Hippone.

 

 

 

 

 

Salut à toi, cher Padawan

 

En cette période de fin de Black Friday qui a duré quinze jours, de Cyber Monday qui va continuer probablement jusqu’à Noël vu comme c’est parti, les soldes de janvier et ton pouvoir d’achat qui pourtant reste le même (la vraie bonne affaire étant de ne pas acheter des trucs dont on n’a pas besoin, ndlr), tu te dis « mais bon sang c’est pas possible, c’est de l’arnaque tout ça ou bien ? », et comme dans toute question il y a souvent une vérité qui y sommeille, je te laisse répondre tout seul à ton interrogation.

 

Voici donc aujourd’hui la suite de l’article sur le tampon émotionnel qu’est la (sur)consommation. Nous allons y voir que nous pouvons très bien être heureux comme nous sommes, « Just the way you are », comme disent les anglais dans Bridget Jones (la culture générale est à son paroxysme dans cet article, ndlr). Oui heureux, là, maintenant, alors que tu n’as pas encore atteint tous les objectifs que tu t’étais imaginés pour ta carrière, que tu ne t’es pas acheté tout ce que tu voulais, et que tu n’es pas à Acapulco avec un Mojito.

 

« C’est comment qu’on fait ?! », me demanderas-tu ; vas te chercher un thé (enfin tout ce que tu veux sauf un coca, ndlr) et je t’explique tout ça.

 

 

 

 

La frustration organisée

On veut que tu achètes encore et toujours plus, c’est comme ça que tourne l’économie. Alors il faut te motiver, et pour cela, te frustrer. Et ça te rend tout chafouin, tout déçu. La promo machin, les soldes bidules, tout est là pour te faire désirer des choses qui ne t’apporteront que la transe du drogué après son shoot : quelques instant d’évasion.

 

Mais si plutôt que de s’évader, nous étions en phase avec notre quotidien pour ne plus jamais avoir à le fuir ?

 

On peut décider de se foutre de ce que les pubs nous disent, ou ne pas prêter attention aux arnaques des bonnes affaires. La vie étant trop courte pour désirer un truc qui ne t’apportera que quelques maigres minutes de frénésie, je te propose une vie entière de bonheur.

 

 

 

 

Il y a bien plus précieux à posséder que des objets

Ton intelligence, ta culture, ton humour, ton charme, ta sexitude, cultive celui que tu veux, cela te rendra heureux. Oui, je te vois à travers mon écran, et je peux te dire que tu n’as rien à envier à George (Clooney, what else, ndlr). Tant d’atouts inestimables qui sont pourtant relayé aujourd’hui en deçà du séant d’un vieux jean Levi’s en solde. Mais un jean n’a pas de conversation, lui. Le souci là dedans est que tu es formidable, mais tu l’ignores, car la société préfère que tu te sentes mal et que tu achètes des choses non nécessaires.

 

On ne devient pas plus riche en ayant le plus de sous qui dort à ne rien faire sur son compte en banque, ni en le dépensant dans des conneries, on devient plus riche en sachant (le participe présent, oui bon c’est au cas où je t’aurais perdu, ndlr). Un cerveau riche et bien rempli permet d’avoir plus d’arguments, d’affronter les aléas de la vie, de réfléchir tout en faisant preuve de sang froid, d’analyser des situations critiques, d’établir des stratégies et de briller dans les dîners (même si pour ça, tu peux aussi porter des paillettes, ndlr). Pour se faire les livres, les conversations, le voyage, les musées, tout est bon (le premier qui dit dans le cochon a une heure de colle, ndlr). Apprendre, c’est la fierté d’avoir compris quelque chose, c’est une petite étoile dans le ciel de l’estime de soi, apprendre, c’est du bonheur. Du bonheur investi qui va t’en apporter encore beaucoup d’autres. Car de l’apprentissage découle la maitrise, et pourquoi pas par la suite, la création.

 

Tu vois, la clé n’est pas d’avoir une Ferrari, mais le savoir qui a permis de la construire. Pas la clé, la Ferrari, essaie de suivre, même si je te souhaite tout de même de l’avoir un jour, la clé, de la Ferrari. Oui je suis en forme, bon courage, c’est pas fini.

 

 

 

 

Ode à la simplicité

Cher Saint Augustin, toi qui est né bien avant l’aire du Coca-Cola mais qui a pourtant tout compris à la réaction de l’humain face aux tentations, tu nous indiquait déjà la marche à suivre : désirer ce que l’on possède.

 

Ce n’est pas compliqué, c’est ce que tu expliques à ton gamin frustré de 5 ans, trois jours après son anniversaire lorsqu’il fait une crise au supermarché pour avoir un nouveau jouet : « Maxime, tu n’es pas raisonnable, tu as eu un beau train électrique pour ton anniversaire, alors va jouer avec ! ».

 

Tu as un toit au dessus de la tête, de quoi manger et quelques petits sous pour t’acheter un train électrique ? Alors qu’attends-tu pour être heureux ? Ah, le voisin en a un qui fait de la musique et pas toi ? Et alors, il marche c’est le principal, en plus tu as construit tout un circuit avec plein de chemins différents et tu peux te créer toute une aventure avec, alors que le sien n’a qu’une piste oblongue car il n’a pas les capacités de faire ce que tu as réussi à accomplir. Je parie même qu’il t’envie, lui aussi. Ah l’humanité, ou cette capacité à envier et être envié simultanément, magique (ironie, ndlr). J’espère que la métaphore du train a bien percuté ton cerveau.

 

Tu n’as pas le dernier machin à la mode, certes, mais tu es toi, tu peux en être fier car ta valeur est inestimable, tout comme le temps qui t’es imparti sur cette planète. Alors profites-en pour apprécier, sourire et rigoler. Tu as sans doute d’autres capacités formidables que beaucoup t’envient, sans même l’avoir toi-même remarqué.

 

On a tous une passion, un talent, ça peut aussi être une aptitude généraliste, tu peux être moyen dans plusieurs domaines, c’est également un talent.

 

 

 

 

Fais-toi confiance, et désire ce que tu as déjà, tu es magnifique, tu es bombastique.

 

 

Salutations heureuses 🌈

 

IMG 1190 - Tu es bien comme tu as.

Dequindre cut greenway, Detroit, Mi, USA.

Comments

  1. Danielle
    6 décembre 2019 / 1 h 43

    Ah les black fridays, jamais aime. Dans le temps les gens se levaient tres tot pour attendre que les portes s’ouvrent, et la stampede. L’horreur. Et maintenant cyber mondays, tuesdays etc etc. Je sais que l’economie doit reprendre, mais comme tu dis, croyant faire des affaires en or, les gens achetent n’ importe quoi. Mais ca Rosevelt l’a bien compris en changeant d’une semaine la date de merci donnant afin qu’il y ait une semaine sup pour depenser. Il fut un temps ou le jour d’action de grace etait un jour de repentir, de prieres …… de remerciements a dieu et de jeune … ca a bien change.

    • 9 décembre 2019 / 22 h 48

      Oui les temps temps changent, et pas toujours dans le bon sens 😉

  2. Anthéa
    8 décembre 2019 / 17 h 53

    J’ai été élevée à n’acheter qu’utile sans suivre comme un mouton cette frénésie de consommation. Je ne m’en porte pas plus mal… je me sens libre et sereine! J’aime l’exemple de la Ferrari… moi aussi j’admire les personnes qui ont permis la construction d’un si bel objet, mais je ne vais pas courir m’en acheter une le jour où je gagnerais le loto!

    • 9 décembre 2019 / 22 h 50

      Il n’y a plus qu’à attendre le black friday Ferrari 😂✌🏻

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