Les faux amis de l’alimentation anti-inflammatoire et la nutrition anti-cancer

 

 

 

 

« S’il fallait prendre soin de sa santé comme on prend soin de se divertir,

alors on ne serait jamais malade ».

François Gervais.

 

 

 

 

 

Salut, mon petit Padawan

 

 

C’est bientôt Halloween. Maquillages, déguisements et films d’horreurs sont au programme peut-être, alors il est temps de retirer le masque que l’on porte au quotidien pour cacher la misère alimentaire dans laquelle on s’est empêtrés et qui nous rend malade. #boomtransition

 

Après t’avoir éclairé modestement sur l’alimentation anti-inflammatoire, il est temps d’aller plus loin.

 

Tout d’abord, si c’est le premier article que tu lis ici je te conseille de regarder avant dans la rubrique « se nourrir » puis « alimentation et santé » et plus particulièrement les articles sur l’alimentation anti-inflammatoire et sur l’index glycémique, car cet article est la suite logique des précédents.

 

Pour comprendre où on va, il faut parfois savoir d’où l’on vient.

 

 

 

Cigogne ou chou ?

C’est un petit peu plus complexe que ça, mais on va tenter de rester simple : on est tous issus de la même cellule qui s’est divisée. Et des divisions il y en a eu des centaines, des milliers, des milliards pour créer un corps humain en entier, or, sache que malgré ce nombre incroyable de cellules qui composent notre organisme, celles de notre microbiote sont en plus grand nombre que l’ensemble des autres cellules de notre corps.

 

Nous possédons trois à quatre microbiotes suivant notre sexe : digestif, buccal, cutané et vaginal (si tu en es dépourvu ne sois pas triste, toi-seul peut écrire ton prénom dans la neige, ndlr).

 

Notre microbiote intestinal est si important pour notre équilibre que si notre état digestif est perturbé, nous pouvons développer des maladies mentales telles que des états dépressifs par exemple, mais pas que.

 

 

 

Lorsqu’il est temps de prendre la décision de changer de mode alimentaire

On ne peut plus faire l’économie d’un minimum de savoir sur les questions alimentaires.

Plutôt que de faire confiance à des vendeurs de poudre et de gélules de perlimpinpin (salut, Mamie Verveine !), plutôt que de se fier aux discours santé de pseudo professionnels où il faut toujours mettre la main au porte monnaie (comme de par hasard…), mieux vaut se poser la question magique comme au Cluedo ou dans les romans d’Agatha Christie : « À qui profite le crime ? ». Si les personnes qui te parlent ont des choses à te vendre comme des gélules ou des régimes miracles par exemple, fuis ! Et ne te retourne pas !

 

Même si les grandes lignes restent communes, il y a quasi autant de régimes alimentaires que d’êtres humains sur terre. Pour définir ce qui nous convient individuellement, il faut acquérir des connaissances générales puis les tester soi-même pour enfin découvrir ce qui nous fait du bien de ce qui nous dessert (non je ne parle pas de gâteau, dessert du verbe desservir, essaie de suivre ! ndlr).

 

Voici quelques exemples d’états qui requièrent un changement de mode alimentaire :

 

-Réveils entre 2h et 4h du matin en ayant un peu chaud : Problème de foie surchargé suite à une alimentation trop riche. Ceci est un des signes de la stéatose hépatique. Le foie est en souffrance, il faut réagir.

 

-Mauvais sommeil, fatigue chronique, manque d’énergie, apathie.

 

-Être fréquemment malade l’hiver ou aux changements de saison (2 rhumes ou plus par an).

 

-Les gastros ou cystites à répétition sont aussi un signe que la flore intestinale est en souffrance.

 

 

 

Pour prendre sa santé en main, le foie et les intestins sont la clé

En s’intéressant au rôle biologique des aliments et non au rôle calorique, le premier pas pour une alimentation saine est lancé. Pour te donner un exemple plus clair : 100kcal de chips et 100kcal de haricots verts sont équivalents en terme de calories. L’un t’apporte des vitamines, des minéraux et des fibres tandis que l’autre ne te nourrit pas et créé des foyers inflammatoires. Je te laisse deviner lequel.

 

Pour prendre sa santé en main, quelque soit son âge, sa forme physique ou son état de santé global, il est évident de se tourner vers une alimentation anti-inflammatoire (article disponible ici). Ainsi en améliorant notre nutrition on améliore notre terrain, donc notre santé intestinale et hépatique, les deux clés de notre santé sur le long terme. Et quand on s’alimente de manière efficace on nourrit également notre système immunitaire.

 

Voici deux ou trois astuces supplémentaires dans la continuité de ce premier article :

 

– Sur les apports alimentaires tout d’abord. Nourrir les cellules de notre immunité c’est leur fournir les vitamines et minéraux adéquats, or les pilules ne sont jamais aussi efficaces que les fruits et légumes frais. Il est donc préférable de privilégier les fruits et légumes frais en priorité absolue, et pour se dépanner aller pourquoi pas sur du surgelé. Les modes de conservations type bocaux ou conserves ont un taux de vitamines quasi nul.

 

– Eliminer au plus possible les calories creuses c’est a dire tous les produits transformés car ils sont pauvres en nutriments et ensuite on les stockent. En achetant un maximum de produits bruts non transformés on fait profiter à son organisme d’un maximum de nutriments. Dois-je te rappeler encore une fois que nous sommes faits pour courir tout nus dans les bois ? Non je n’ai pas d’obsession du tout je cherche juste à te faire comprendre qu’il est important d’intégrer que notre nourriture à bien plus changé en 70 ans qu’en 3 millions d’années, tu vois tout cela est très innocent, je ne rêve d’ailleurs jamais de messieurs tout nus #mensonge.

 

– Eviter les graisses raffinés : privilégier les huiles pressées à froid.

Pour info, l’huile de coco résiste à la cuisson mais est riche en acides gras saturés. L’intérêt est faible niveau nutritionnel.

 

– Privilégier les graisses contenant des oméga 3 qui sont bonnes pour la santé cardiovasculaire, les vitamines du groupe B car elles sont bonnes pour la peau et les cheveux. De plus, les bonnes graisses nous évitent de prendre du poids, lorsqu’elles sont consommées en petites quantités raisonnables (œuf corse !).

 

– Attention, ceci va être technique, mais essentiel pour les copains végétaliens dont je fais partie : La gaine de myéline est composée à 70% de graisse végétale essentielle pour le système nerveux central. À l’intérieur de celle-ci, le tissu nerveux est un tissu gras issu de notre métabolisme que l’on transforme nous même et des oméga 3 à longue chaîne que l’on trouve soit dans des produits animaux qui ont mangé des oméga 3, sinon les végétaliens fabriquent eux mêmes l’EPA et le DHA à partir de l’ALA contenue dans les graines de lin, de chia, de chanvre, le soja, les noix, ou encore l’huile de colza. D’où l’importance absolue des oméga 3 à longue chaîne.

Donc en clair si t’as rien pigé et que t’es végétalien : Pour ton système nerveux, mange régulièrement des graines de lin, de chia, de chanvre, du soja, des noix, ou encore de l’huile de colza bordel. Y’a pas de quoi.

 

– La dose de protéines journalière recommandée pour un adulte de condition physique moyenne est d’environ 0,83g/kg par jour, autant dire qu’avant d’être carencé en protéines il faut vraiment le vouloir !

 

– Dans alimentation moderne souvent trop salée, il faut penser à nos apports en potassium : fruits et légumes, bons gras … par exemple les bananes et les noix.

 

– Utiliser ses dents. 20 mastications avant d’avaler les aliments. Les fibres ne sont irritantes que lorsqu’elle n’ont pas été assez mâchées. Ce petit geste de rien du tout prend soin de ton intestin d’une part et l’aide à absorber au mieux les nutriments d’autre part. Mastiquer, pour profiter au plus des vitamines, minéraux, développer et libérer les saveurs et permettre aux hormones de la satiété de faire effet.

 

– Il y a d’autres faux amis comme par exemple la tension artérielle qui monte naturellement d’un point tous les 10 ans, cependant, c’est tout à fait normal.

 

– Il y a certains produits qui, lorsque mélangés avec d’autres font que de la merde dans notre organisme, et pas au sens littéral, malheureusement. En effet, consommés seuls ils ont moult vertus, mais si on veut en conserver les bienfaits il y a quelques précautions à prendre.

Les protéines animales pour ceux qui en mangent, mélangées aux céréales ou féculents perturbent la digestion et entrainent des putrescences. Mieux vaut les consommer avec des légumes.

Les tomates mélangées à la mozzarella ou tout autre produit laitier devient un acidifiant. Tiens justement …

 

 

 

et les produits laitiers ?

Les migraines sont souvent une cause d’intolérance aux produits laitiers ou au gluten. Si tu es concerné, je te conseille de jeter un coup d’oeil aux écrits du Pr Jean Seignalet à ce sujet. Attention « spoiler alert » il va en gros te dire d’arrêter les produits laitiers et de manger plus de fruits et de légumes. Le scoop de dingue. 93% des patients suivis ont témoigné d’une rémission totale.

 

En effet, les produits laitiers passent la barrière hémato-encéphalique et agissent comme des interrupteurs de la fibre nerveuse. Ils sont donc néfastes pour l’influx nerveux.

 

Au delà de 7 ans l’être humain ne produit plus de lactase, l’enzyme lui permettant de diégerer le lait. Les produits laitiers sont un acidifiant pour l’organisme et doivent soit être consommés en très petites quantités, soit pas du tout.

 

 

 

Sucres lents ou sucres rapides ?

On ne parle plus de sucre lents, c’était une erreur des scientifiques de l’époque.

Il y a en fait deux types de glucides :

 

– Carbohydrates non assimilables → fibres dégradées ensuite par les bactéries du côlon. C’est la nourriture de notre microbiote, pour une flore intestinale en bonne santé.

 

– Carbohydrates assimilables → absorbés par les intestins pour nous nourrir (le glucose, le fructose, le saccharose, le lactose, le maltose, l’amidon, le glycogène). Ont les trouvent dans les légumineuses, fruits, légumes, etc. Ils apportent de l’énergie à notre organisme.

 

 

 

que faire pour faire face aux expositions de notre société moderne telles que pesticides, pollution ?

En effet, il ne suffit plus de manger « seulement » équilibré aujourd’hui…

 

Pour la petite info : le glyphosate est un antibiotique à large spectre, donc quand on en ingère on saccage notre flore intestinale et on réduit notre immunité. Mmm ! Ça donne envie de se faire une bonne salade de tomate hybrides F1 tout ça ! (ou pas).

 

Les pesticides sont des perturbateurs endocriniens lipophiles.

– On les élimine en transpirant, en faisant nous même du sport pour transpirer les toxines, en mangeant bio, c’est à dire en réduisant l’exposition au maximum.

– En faisant cuire nos aliments al dente à la vapeur douce pour faire « transpirer » les aliments. Il perdent ainsi leur toxicité, à condition de jeter l’eau de cuisson qui elle devient impropre à la consommation.

 

 

 

Trop de tout tue tout.

Attention aux quantités. Manger en trop grande quantité acidifie l’organisme, même si c’est que des bons légumes ou des bons fruits, trop c’est trop, il faut savoir ou réapprendre à écouter sa VRAIE satiété (dans un prochain article à venir), et pas ce qui n’est en fait qu’un tampon émotionnel visé à nous empêcher de vivre nos émotions (manger car on est contrarié, stressé, triste, acidifie également notre organisme, et ce bien plus que de vivre pleinement ce sentiment désagréable qui ne dure qu’un temps relativement court au final).

 

Manger trop de tel ou tel super aliment, ou parce qu’on croit qu’en forçant sur tel ou tel légume ou épice miracle on peut manger tous les burgers que l’on veut.

 

Trop de compléments alimentaires peut être aussi délétère pour notre santé. Ce qui nous nourrit n’est pas en gélules.

 

et le gluten, mode ou vrai problème ?

L’intolérance au gluten se répand non pas par mode (c’est quand même pas marrant d’être privé à vie de pizza, ndlr), mais à cause des transformations du blé au niveau industriel. En effet, ce gluten industriel rend nos intestins poreux et engendre une perturbation de notre système immunitaire de manière plus ou moins grave selon les sensibilités de chacun.

 

Notre organisme s’adapte avec la nature depuis des millénaires, tout naturellement et donc très lentement. Aujourd’hui, entre notre métabolisme et les produits industriels, ce n’est plus une fissure que nous avons mais un gouffre abyssal. Autrefois les beaux blés dorés nous arrivaient aux dessous des bras, aujourd’hui le blé est petit, pauvre, malade, gris, moche (« et pour lui ça sera très dur » cf. Coluche, ndlr). Et pour nos intestins c’est l’horreur. Le blé moderne est ultra-génétiquement modifié, trop élastique, une véritable “colle”, irritant, aucun organisme vivant sur terre n’est fait pour tolérer cette merde.

Allez une petite autre de Coluche, qui s’y prête particulièrement : « quand on pense qu’il suffirait que personne n’en achète pour ne pas que ça se vende…. ». CQFD

 

Donc une consommation quotidienne de gluten moderne, qu’on soit intolérant ou non, n’est pas une bonne idée, sauf si tu veux avoir un système immunitaire de merde bien sûr.

 

 

 

Et si on ne change pas ?

Le diabète de type III, autrement appelé Alzheimer, est en fait un excès de sucre. On pourrait dire que le diabète de type II est un pré-Alzheimer, en la faisant courte et très schématisé. Sachant que le diabète se guérit en mangeant équilibré avec une alimentation basée sur les légumes et les fruits en coupant les pâtes et les sucres raffinés et c’est tout, c’est ballot. Très ballot.

 

Le cancer se créé et se nourrit en terrain acide. Voilà pourquoi l’alimentation anti-inflammatoire est la clé pour réduire au maximum le risque de cancer.

 

Les médicaments : ah la fameuse béquille. Ça serait super s’ils n’étaient pas éliminés par la détoxification hépatique. Ils fatiguent le foie et acidifient l’organisme. Et donc conduisent à la maladie. Plutôt que d’aller de suite vers le chimique pour les petits maux, essayer des remèdes naturels tels que par exemple les gommes au propolis pour aider à soulager les maux de gorge, les remontées acides et les douleurs dentaires car elles procurent une anesthésie légère.

 

 

 

mettre son corps à l’épreuve pour le rendre plus fort

Comme trop de tout tue le tout (toutouyoutou, ndlr), trop de «moins» peut être aussi délétère. Oui tu as bien lu.

 

Comme je t’en parlais lors de mon article sur l’index glycémique, il est bon de temps en temps d’aller au resto et de manger la fameuse salade de tomate hybride F1 ou des frites, de faire une nuit blanche, de prendre une douche froide, de se balader une journée à Paris en pleine orgie de pollution, etc.

 

Mettre de temps en temps ton organisme dans l’inconfort le rends plus fort, à condition de ne pas dépasser les limites de ton corps.

 

Pour cela il faut accepter de prendre le temps de se connaître, de s’observer, pour pouvoir ensuite se tester, avec pour but de toucher l’inconfort sans jamais aller en zone rouge.

 

 

 

 

Donc si tu as envie de taper dans le sac de bonbons que tes gamins ont rapporté d’Halloween, tu sais que, si cela reste occasionnel, tu renforce ton organisme. 👻

 

 

 

Kiss or trick ! 🎃

 

 

IMG 4093 - Les faux amis de l'alimentation anti-inflammatoire et la nutrition anti-cancer

The Ally Detroit Center, “one” of my favorite modern skyscrapers (1993), Detroit, Mi, USA.

 

 

 

Sources :

– Livre « Mangez mieux et meilleur », Pr Henri Joyeux & Jean Joyeux, ed. Du Rocher, 2017.

– Conférence du professeur Henri Joyeux et Jean Joyeux sur l’alimentation anti cancer à laquelle j’ai participé le 19 mai.

– Livre « The obesity code » du Dr Jason Fung, ed. Greystone Books, 2016.

Comments

  1. danielle shifman
    26 Octobre 2018 / 5 h 07

    j’ai remarque que le professeur Joyeux etait une ref, ma copine catherine, pediatre, tres fan l’apprecie bcp, je lui envoie tous tes blogs …. mais comme elle travaille encore, elle a peu de temps pour repondre ………

    moi aussi je fuis des que je vois des articles recommandant des supplements, et en general a des prix fort eleves ….

    kiss or trick to you,

    • 26 Octobre 2018 / 20 h 45

      Merci pour le partage !
      Oui c’est une des références fiables qui existent sur l’alimentation anti-cancer. Je ne partage pas ses opinions personnelles, mais sur le terrain de la nutrition on est d’accord. 😌 Au final les conseils qu’il donne sont assez simples à suivre et logiques. 😘

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